Après la rupture de leur trêve, des responsables afghans et pakistanais ont entamé selon Kaboul leurs pourparlers samedi au Qatar pour tenter de ramener durablement le calme à leur frontière, après une confrontation ayant fait des dizaines de morts.
Le ministère des Affaires étrangères pakistanais a indiqué que les pourparlers à Doha visaient à « mettre fin au terrorisme transfrontalier émanant de l’Afghanistan, et à restaurer la paix et la stabilité le long de la frontière » entre les deux pays.
Le Qatar n’a pas fait de commentaire sur son rôle, mais la diplomatie pakistanaise a remercié Doha pour « ses efforts de médiation ».
« Nous redisons que l’Afghanistan croit en une solution pacifique et en la sécurité régionale, mais tout est arrivé du fait de l’agression du Pakistan », a accusé de son côté le gouvernement taliban avant que ne débutent les discussions.
Kaboul a accusé vendredi soir son voisin d’avoir rompu la trêve après des frappes ayant tué au moins dix civils, dont deux enfants et trois joueurs de cricket, dans la province de Paktika (est). Des sources de sécurité pakistanaises ont confirmé des « frappes aériennes de précision sur le sol afghan », visant une organisation armée.
Le gouvernement taliban « se réserve le droit de répondre », a assuré son porte-parole, « mais par respect pour l’équipe de négociateurs », les forces afghanes doivent « s’abstenir de toutes nouvelles actions ».








