Le numérique et les technologies de la communication et de l’information s’arrogent une place sans pareille dans le vécu des Tunisiens, devenant une composante incontournable de leurs activités qu’il s’agisse du monde professionnel ou du quant-à- soi personnel.
Il est à cet égard notoire que la digitalisation a changé les manières de travailler des uns et des autres, de communiquer et de vivre en général notamment avec l’arrivée de la crise pandémique du Covid-19.
Dans semblable configuration, le ministre des Technologies de la communication Nizar Ben Néji, s’emploie à ancrer le pays dans ce vaste giron technologique dont il a décrit les principaux axes, en premier lieu ceux de la stratégie nationale digitale.
Cette stratégie doit être mise à jour en redéfinissant les articulations et les ramifiant et en y ajoutant d’autres axes annexes, a-t-il précisé dans une interview à Africanmanager, citant le cadre juridique qui « représente un obstacle majeur si on n’arrive pas à le mettre à jour », a-t-il fait remarquer.
Selon lui, la révision du code de télécommunication s’avère d’une impérieuse nécessité ire afin de réguler l’activité télécom. De plus, il a été décidé de rédiger un code numérique pour bien régir le secteur digital et l’activité en relation avec l’IT.
Inclusion numérique et financière
Pour ce qui est du deuxième axe de la stratégie numérique, il comporte deux volets, à savoir l’inclusion numérique et l’inclusion financière. Pour la première, il faut doter l’utilisateur final de l’équipement nécessaire afin de se raccorder au réseau en plus de lui fournir une connexion Internet à un coût raisonnable. Quant à l’inclusion financière, elle concerne les moyens de paiement électronique à l’instar de l’application D17 et le mobile paiement. Cette solution qui offre un paiement électronique sans exiger un compte bancaire, est en cours de développement chez les trois opérateurs et sera opérationnelle d’ici début 2023.
Il y a un troisième axe qui est aussi important que les 2 autres. C’est celui de la transformation digitale de l’administration qui se décline dans trois composantes qui sont ; le service G to G, le service G to B et le service G to C. Pour le G to G (Government to Government) : c’est le service intra gouvernemental et qui permet de connecter et de faire circuler les données entre les administrations à travers le réseau RNIA et le service d’interopérabilité.
Par rapport au G to B (Government to Business) : c’est le service qui permet de connecter les entreprises au gouvernement, à l’instar de Tuneps qui est considérée comme l’application iGOV la plus développée dans cette catégorie G to B.
S’agissant de la catégorie G to C, elle concerne l’interaction du gouvernement avec le citoyen qui reste malheureusement limitée et informationnelle comme la plateforme EVAX par exemple.
Par ailleurs, les diplômes tunisiens sont désormais munis d’un cachet électronique visuel (tous comme le pass sanitaire et les extraits de naissance) pour limiter les falsifications des diplômes et bannir les copies conformes à l’original.
Nouveautés
« Un projet phare, dont on est très fier, c’est le mobile ID grâce auquel, on peut développer les services G to C (governemnt to Client) », a déclaré le ministre.
« En effet, le mobile ID qui représente la première identité numérique en Tunisie et est une application qui permet un accès simplifié et sécurisé à l’espace citoyen où on peut trouver des documents administratifs et où on peut effectuer des procédures en ligne à travers le portail », a-t-il ajouté.
Ben Neji a annoncé le lancement du projet « une adresse e-mail pour chaque citoyen », qui sera un canal de communication bidirectionnel avec le gouvernement.
Quant au quatrième axe, il porte sur le développement de l’infrastructure numérique comme le réseau RNIA, ainsi que l’élargissement du réseau du fibre optique qui sera effectué dans le cadre du projet EDUNET.
En outre, le ministre a évoqué l’importance du développement du rôle de l’ANSI dans la labélisation des hébergeurs et des fournisseurs du service Cloud qui se divise sous deux formes ; un Label G-Cloud (Goverment-Cloud, pour les applications gouvernementales) et un Label N-Cloud (National-Cloud, t pour les sites normaux).








