Pour des pays comme ceux du pourtour méditerranéen, et singulièrement la Tunisie, en proie au changement climatique, souvent générateur de sécheresse, ce qu’on appelle écosystème de la transition écologique est assurément un dispositif propre à leur procurer les outils de maîtrise de ce fléau potentiel.
Diverses réflexions ont été engagées à cette fin , et des initiatives associées à des solutions pratiques sont entreprises sous maintes formes, comme par exemple Ecomondo , un salon de référence dans le Bassin méditerranéen pour l’économie circulaire, dominé ,dans sa 26ème édition , par un ensemble de thèmes, notamment celui du cycle de l’eau, du » captage » à l’épuration jusqu’à la réutilisation, outre l’économie bleue où l’accent est mis sur les infrastructures et les services portuaires et de la pêche.
Des questions normatives ou scientifiques pertinentes sont anticipées, en termes de législation ou de développement technologique de l’économie circulaire à l’instar de la restauration des océans et des eaux en Europe, une mission que l’Union européenne compte accomplir d’ici 2030, a noté le commissaire du Salon.
Y font bon ménage les deux volets « technologie et politiques publiques » autour d’un objectif commun, celui d’améliorer la qualité de l’écosystème. « Nous avons également développé des thèmes liés à certains secteurs, tels que le textile, qui représente un défi pour la qualité de l’environnement et qui s’engage de plus en plus sur la voie de la durabilité, de la production à la post-consommation. Il s’agit aussi, du papier et son cycle de récupération, (un thème sur lequel nous misons), les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), dont le cuivre, lequel « est en train de devenir un métal aussi précieux que l’argent et l’or », en raison de son utilisation dans les appareils de télécommunication et les ordinateurs », a-t-il souligné, cité par TAP.
Un « changement d’époque »
« La transition écologique n’est pas une option, c’est un changement d’époque. Nous pensons que la configuration de l’événement au fil des années, en tant que vitrine de technologies et de services en dialogue continu avec les universités, la recherche privée et la présence d’institutions gouvernementales et de la société civile, constitue une formidable plate-forme à même d’intéresser de plus en plus de marchés.
Ecomondo devra s’adresser à de nouveaux pays, tout comme, la notion de l’économie circulaire, qui a intégré, au fil du temps, des secteurs où elle était peu présente il y a quelques années et ce grâce aux politiques de la Communauté européenne. Nous sommes convaincus que l’économie circulaire, dans ses objectifs de protection et de restauration des écosystèmes, doit nécessairement se tourner vers la rive africaine de la Méditerranée », expliques les organisateurs de cet événement.
En outre, ils affirment accorder une attention particulière à l’Afrique depuis 2021, « grâce à notre collaboration avec la fondation RES4Africa qui œuvre en faveur de la transition énergétique juste de l’Afrique afin d’atteindre l’ODD 7″, notamment en ce qui concerne les sources d’énergie renouvelable.
Autant de thèmes qui concernent tous les pays de la Méditerranée qui ont à cœur l’équilibre de notre écosystème marin. A cet égard, un important événement sera consacré à la » planification de l’espace maritime pour une économie bleue durable en Méditerranée « .








