AccueilLa UNEEntre les 3 présidents «ça sent encore la poudre».. Et davantage!

Entre les 3 présidents «ça sent encore la poudre».. Et davantage!

Le contentieux entre les trois présidents (République, Parlement et Gouvernement) se leste chaque jour d’un surcroît de mécomptes alors que Kaies Saied, vent debout, rejette invariablement d’un revers demain toute initiative  de parler  ni même de voir Rached Ghannouchi, vouant la même aversion  à son poulain promu par ses soins chef du gouvernement, Hichem Mechichi.

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Une crise qui a devant elle de « beaux jours » avec une besace présidentielle fourmillant de farces et attrapes politiques puisées dans une constitution d’autant plus lacunaire qu’elle est aisément accessible au plus improbable pécheur en eaux troubles et au moins susceptible d’esprit de malice et de chicane. La dernière « profession de foi » du président de la République le projetant dans une certaine annexion de la totalité l’appareil de sécurité intérieure, tous corps confondus, à ses prérogatives de commandant en chef des forces armées, s’inscrit dans cette logique.

A la lumière de  cette guéguerre où  les trois présidences s’entredéchirent depuis des mois, les observateurs y vont de leurs analyses  et n’écartent pas le risque d’un coup d’Etat  en Tunisie,  mais sont plutôt acquis  à «  une forte probabilité de déviation vers un état de chaos général », comme le souligne le Middle East Monitor. Il cite le sociologue Hichem Hajji qui estime que le discours du président Saied,  dimanche dernier à l’occasion de la fête des forces de sécurité intérieure   « sonnait comme une déclaration de guerre. » Il ajoute que le chef de l’Etat s’est interdit définitivement toutes les possibilités de faire un pas en arrière ou de revenir au dialogue », notant que Saied a sermonné le Mouvement Ennahdha et son chef et a attaqué le parlement. Il a laissé  entendre qu’en annonçant qu’il est le commandant suprême des forces armées de sécurité intérieure, Saied « prépare quelque chose ».

Al-Hajji a indiqué que  « Saied a franchi la ligne des approches familières de menace et d’envoi de messages implicites ou subliminaux en négociant un nouveau tournant dans la scène politique en Tunisie », soulignant que le discours du président est intervenu quelques jours après sa visite en Égypte, qui a suscité une controverse en Tunisie eu égard aux divergences actuelles dans le pays sur le régime en place au Caire depuis le renversement du défunt président Mohamed Morsi à l’été 2013.

Hajji a souligné que tous les présidents précédents, y compris ceux qui se sont appuyés sur l’appareil sécuritaire pour imposer leur règne, ne l’ont pas impliqué directement et ouvertement dans des conflits ouverts comme Saied. Il a estimé que l’approche de ce dernier intervient à un moment où  « les Tunisiens attendent avec impatience une institution sécuritaire républicaine, ce qui constituait un retour en arrière. » « C’est un tournant qui confirme que nous avons affaire à un autre Kais Saied que celui qui a été élu par les jeunes, qui cherchaient l’accomplissement d’un rêve qui se transforme progressivement aujourd’hui en cauchemar. »

Absence d’indicateurs d’un coup d’État !

Une autre analyse celle de l’ancien chef de l’Institut tunisien d’études stratégiques, Tarak Kahlaoui, s’inscrit en faux contre le fait que Saied cherche à fomenter  coup d’État contre le système politique en place. Son auteur  s’interroge «  comment la situation va-t-elle exploser ? De manière réaliste, comment Saied va-t-il contrôler les forces de sécurité intérieure ? Va-t-il changer les directeurs généraux du ministère de l’intérieur alors qu’ils sont sous le commandement de Mechichi, qui est l’actuel ministre de l’Intérieur par intérim ? ». Il affirme qu’ « il n’y a aucune possibilité de  donner corps à  ce scénario. Parler de préparation d’un coup d’État est invraisemblable et dénué de sens, et Ennahdha joue le rôle de la victime. » Au final, bien que l’analyste  considère que le discours de Saied soit  politiquement inexact, il n’y a pas de risque tangible de coup d’État.

Une opinion partagée par Hajji  qui estime que « désormais, il n’y a pas lieu de craindre le retour d’un régime autoritaire individuel. Saied n’a pas le pouvoir d’appliquer ses politiques, et il est devenu évident que sa base populaire est faible et qu’il a perdu le lien avec les organisations. »

« Les paris de Saied sur l’establishment militaire et sécuritaire, s’il y en a, seront contrariés , en raison du fait que cette institution est immergée dans une idéologie républicaine et connaît des équilibres internes et régionaux qui l’empêchent d’interférer dans la politique », a-t-il ajouté.

Une vie politique perturbée dans un contexte de chaos persistant !

Hajji a exprimé ses inquiétudes quant à la perspective de « glisser vers le chaos, car la situation actuelle du pays est similaire aux conditions qui ont conduit à la tenue du Dialogue national en 2013, lorsque Mehdi Jomaa dirigeait le gouvernement. »

Il relève «  un état de mobilisation, qui s’est ajouté à une grave crise sociale. Tous les chiffres économiques sont négatifs, ce qui signifie qu’il y a une sérieuse probabilité que la rue ait le dernier mot en la matière. »

Selon lui,  « la vie politique est actuellement perturbée », notant que «  le président y porte une grande part de responsabilité,  avec  un gouvernement paralysé et une cour constitutionnelle qui n’a pas été élue à ce jour en raison d’interprétations arbitraires de la constitution. »

2 Commentaires

  1. KS avait pleinement raison de ne pas négocier ni avec Ennahdha ni avec ses alliés ni avec des partis corrompus, KS est un homme sincère et propre, il veut développer l’esprit partenarial des jeunes dépourvus de moyens financiers pour combattre le chomage, la corruption et la pauvreté. Cela ne se fera pas avec les commerçant de la religion ni avec les corrompus ni avec les voleurs. Or pour gouverner dans la transparence et la légalité en appliquant la loi sur tous les citoyens tunsiens quelque soit sonniveau de responsabilité, il faut nettoyer le pays d’abord des criminels et des voleurs qui sont devenus nombreux. Ensuite, appliquer son plan pour relancer les projets promus par les jeunes. Pour cela, s’il faut un régime de dictature pour progresser car le peuple n’est pas encore mûr pour la démocratie et la liberté, on le voit à travers les campagnes de vaccination, la conduite des voiture, la rigueur dans l’administration, le mensonge des politiciens, ….Pour régler ce problème et espérer un avenir meilleur, il faut revoir la copie des responsables politiques. Dissoudre l’assemblée et procéder à des élections anticipées pourraient être une des solutions du problème après avoir porter des retouches sur le texte de la constitution et opter pour un régime présidentiel.

  2. et si ces 3 présidents démissionnent de leurs postes et ils seront remplacés par des gens indépendants et compétents pour une année avec l’engagement de servir le pays et sa population sans rôle politique par la suite (genre gouvernement Mehdi Jomaa ) une réécriture de la constitution de la loi électorale et des partis politiques qui seront soumis au peuple par référendum et des nouvelles élections législatives et présidentielles le tout dans un an le peuple décidera seul de son sort après ces 10 années de descente aux enfers

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