L’aide humanitaire entrant dans la bande de Gaza est insuffisante et n’a pas permis une amélioration de la situation dans ce territoire palestinien en proie à la famine, a alerté jeudi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
« La faim est toujours présente car il n’y a pas assez de nourriture » qui parvient à la bande de Gaza depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu et « la situation reste catastrophique », a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse en ligne depuis le siège de l’OMS à Genève.
Depuis l’entrée en vigueur le 10 octobre du cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre Israël et le Hamas, « la famine n’a pas reculé car il n’y a pas assez de nourriture », a-t-il averti.
Israël a coupé à plusieurs reprises l’aide à la bande de Gaza pendant la guerre, dégradant des conditions humanitaires déjà désastreuses. L’ONU dénonce une situation de famine dans certaines parties de ce territoire palestinien.
Mais alors que l’accord négocié par le président américain Donald Trump prévoit l’entrée de 600 camions par jour, Tedros a assuré qu’actuellement seuls 200 à 300 camions y pénétraient quotidiennement.
Et « un grand nombre de ces camions sont commerciaux », a-t-il ajouté, soulignant que de nombreuses personnes dans la bande de Gaza n’ont pas les moyens d’acheter ces marchandises.
« La crise est loin d’être terminée et les besoins sont immenses » car l’aide acheminée « ne représente encore qu’une fraction de ce qui est nécessaire », a-t-il insisté.
L’Organisation mondiale de la Santé a affirmé jeudi qu’elle prévoyait qu’au moins sept milliards de dollars seraient nécessaires pour la seule réhabilitation du système de santé de la bande de Gaza.
« Plus de 170.000 personnes sont blessées à Gaza, dont plus de 5.000 amputées et 3.600 souffrant de graves brûlures », a déploré Tedros, exhortant davantage de pays à se mobiliser pour accueillir les habitants de la bande de Gaza ayant besoin de soins spécialisés et a appelé Israël à autoriser « l’ouverture de tous les points de passage afin de permettre à davantage de patients d’être traités en Égypte ». Depuis le début de la guerre, a-t-il insisté, « plus de 700 personnes sont mortes en attendant leur évacuation ».








