Pendant près de trois jours dans la capitaine américaine, l’accent aura été mis sur le commerce. Lors d’entretiens bilatéraux au département d’État, les cinq dirigeants africains conviés – le Gabonais Brice Oligui Nguema, le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embalo, le Mauritanien Mohamed Ould Ghazouani, le Libérien Joseph Boakai et le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye – auront pu discuter des futurs partenariats, rapporte notre envoyé spécial à Washington, Pierre Olivier.
Chacun a pu vanter les atouts de son pays pour les investisseurs américains : la stabilité politique pour le Sénégal, les ressources minières pour le Gabon, le Libéria et la Guinée-Bissau, le rôle et la place au sein du Sahel pour la Mauritanie… Autant d’atouts qui ont manifestement intéressé les États-Unis, qui ont également en tête de renforcer la lutte contre le terrorisme et le crime organisé dans toute l’Afrique de l’Ouest, y compris en mer, pour lutter plus efficacement contre la piraterie dans le golfe de Guinée.
Mais avec Donald Trump, qui a fait fortune dans les affaires, on n’obtient jamais rien sans contrepartie. Le Wall Street Journal a été le premier à révéler qu’avant même le déjeuner du mercredi 9 juillet à la Maison Blanche, l’administration Trump a demandé à ces cinq dirigeants d’accueillir dans leur pays des criminels faisant l’objet d’un ordre d’expulsion des États-Unis, mais que leur État d’origine refuse de reprendre.
Lors de sa rencontre avec les dirigeants africains, mercredi 9 juillet, le président Donald Trump a en tout cas affirmé publiquement qu’il « espère […/…] voir des progrès sur la question de [ces]accords avec des pays tiers ».
Fin du Sommet de Trump avec 5 chefs d’Etat africains
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