Sébastien Lecornu a échappé à quelques voix près jeudi à la censure, le Parti socialiste laissant sa chance au Premier ministre en échange de sa promesse de suspendre la réforme des retraites. Les débats budgétaires vont désormais pouvoir commencer à l’Assemblée dès la semaine prochaine.
Au total, 271 députés ont voté pour, insuffisant pour atteindre les 289 voix nécessaires au renversement du gouvernement. LFI, le groupe des communistes et ultra-marins, les écologistes et l’extrême droite ont approuvé à quelques exceptions près le texte de La France insoumise, Les Républicains et surtout le PS faisant le choix inverse.
Une deuxième motion déposée par le Rassemblement national n’a elle réuni que 144 voix.
Le camp présidentiel a néanmoins du mal à avaler le gel de sa réforme phare sur les retraites.
Emmanuel Macron a réuni jeudi soir à l’Elysée pour en parler les auteurs du texte, l’ancienne Première ministre Elisabeth Borne et l’ex-ministre du Travail Olivier Dussopt, qu’il a remerciés, selon un participant. Etaient également autour de la table une quinzaine de députés Renaissance.
Ni le Premier ministre ni le patron du parti Renaissance Gabriel Attal n’étaient présents.
« Le Premier ministre a la liberté et la responsabilité de ses compromis. C’est douloureux pour nous tous », a affirmé le chef de l’Etat, selon la même source. « Je sais ce que vous coûte cette suspension » et « ce que vous a coûté aussi de défendre cette réforme, les menaces parfois, la violence. Ce combat était juste et le reste. Mais il fallait ce compromis pour permettre la stabilité ».








