C’est une chancelière allemande, Angela Merkel, particulièrement désabusée et pessimiste qui a pris la parole hier dimanche 28 mai 2017 lors d’un meeting à Munich, dans le Sud de l’Allemagne. Merkel, qui revient du sommet du G7 en Sicile, en Italie, a laissé de côté le traditionnel langage diplomatique feutré pour faire part de ses états d’âme. En parlant des liens entre les USA et l’Europe, qui ont sauvé du péril le vieux continent à deux reprises (durant les deux guerres mondiales), Merkel a lâché ceci : « L’époque où nous pouvions entièrement compter les uns sur les autres est quasiment révolue. C’est mon expérience de ces derniers jours« , rapporte lexpress.fr ce lundi 29 mai 2017. Il est vrai que la chancelière et ses camarades du G7 (; France; , Italie, Japon,; , Etats-Unis, Royaume-Uni) venaient de recevoir la douche froide administrée par le président américain, Donald Trump, qui a carrément refusé de prendre le moindre engagement dans le sens de l’accord de; contre le réchauffement climatique.; « Nous, Européens, devons prendre notre destin en main« , a déclaré Merkel. « Nous devons nous battre pour notre propre destin« , a-t-elle ajouté, avant de faire un clin d’oeil appuyé au président français, Emmanuel Macron, avec qui elle compte relever les grands défis de l’Europe et de la planète.; Pour la chancelière allemande, les négociations sur le climat, vendredi et samedi derniers, ne sont « pas du tout satisfaisantes » et elles ont été conduites « dans une situation de six contre un » (comprenez Trump seul contre tous). Alors que pour Macron, sans doute encore ébloui par le torrent de compliments que lui a faits le président américain, ces pourparlers avec le trublion de la Maison Blanche sont un « progrès » par rapport aux sombres prédictions il y a quelques semaines. Le chef de l’Etat français a même affirmé qu’il avait « bon espoir » que Trump « confirmera son engagement (sur les accords de; Paris; ), à son rythme« , c’est-à-dire « la semaine prochaine« , comme l’a dit le principal intéressé après la clôture du sommet à Taormina.; De retour chez lui, à; , c’est pourtant un Trump presque euphorique qu’on a vu : « Je viens de rentrer d’Europe. Ce voyage a été un grand succès pour les Etats-Unis« , a-t-il publié hier dimanche sur Twitter. Il pensait sans doute au camouflet qu’il a administré à ses alliés de l’Otan lors de sa première visite à Bruxelles, les 24 et 25 mai 2017, quand il a refusé de renouveler explicitement les voeux de fidélité des USA à l’ »article 5 » de l’Otan, qui stipule que les alliés doivent assistance à l’un des leurs en cas d’agression extérieure. Trump est le premier président américain depuis près de 70 ans à refuser de prendre un tel engagement…; Il y a aussi les vertes et les pas mûres qu’il a balancées à ses partenaires de l’Otan, auxquels il a reproché de ne pas mettre la main à la poche pour se payer leur défense et de laisser tout le fardeau aux Américains. Si vous y ajoutez ses propos acides sur les « mauvais » Allemands qui commercialisent trop de voitures aux Etats-Unis, vous avez un président qui ne sera certainement pas le meilleur ami des Européens, comme l’a été son prédécesseur, Barack Obama…








