Quelques heures après la tentative de coup d’État, le 30 août 2023, la situation commence déjà à avoir des répercussions économiques au Gabon. Plusieurs entreprises, notamment françaises, annoncent « suivre activement » l’évolution de la situation.
Parmi elles : Eramet. Le géant minier et métallurgique a annoncé dans la matinée « une pause dans ses activités ». Une source au sein de l’entreprise française précise à RFI que cette pause est temporaire, pour « assurer en priorité la sécurité de ses employés sur place ». En effet, l’entreprise a déclaré en fin d’après-midi reprendre ses activités à partir de mercredi. Eramet exploite notamment la mine de manganèse du plateau Bangombé. Le manganèse est un métal utilisé dans la production de batteries électriques.
Eramet n’est pas la seule société touchée par la situation. TotalEnergies indique être « mobilisée pour assurer la sécurité de ses salariés et de ses opérations ». L’entreprise assure notamment la distribution de produits pétroliers dans le pays avec 45 stations.
Côté aérien, Air France indique avoir supprimé deux vols devant relier Libreville à Paris mercredi 31 août, en raison de « la fermeture de l’aéroport de Libreville ». La compagnie précise qu’il n’y a « pas de fermeture de l’espace aérien gabonais à ce stade ».








