Alors que les résultats des scrutins annonçaient le président sortant Ali Bongo vainqueur de l’élection, un groupe militaire a déclaré ce mercredi 30 août l’annulation du vote et la dissolution des institutions gabonaises, comme l’indique RFI.
Tout s’est passé en quelques minutes. Après la diffusion des résultats, qui donnaient Ali Bongo vainqueur des élections présidentielles, avec 64,27% des suffrages, des coups de feu ont retenti dans la capitale Libreville, rapporte RFI. Dans une prise de parole diffusée mercredi sur la télévision d’État gabonaise, les militaires putschistes ont annoncé avoir arrêté l’un des fils du président Bongo. Dans le même temps, ce dernier est désormais en résidence surveillée, ont-ils indiqué.
Mercredi, à la mi-journée, le porte-parole du gouvernement a condamné « le coup d’État militaire en cours ». Quelques heures plus tôt, la Première ministre Éllisabeth Borne avait indiqué suivre attentivement les développements de la situation au Gabon.
Les putschistes ont annoncé mercredi mettre « fin au régime en place » au Gabon et avoir placé en résidence surveillée le président sortant Ali Bongo Ondimba.
Jusqu’à ce coup d’Etat, condamné par la France, ce pays d’Afrique centrale riche en pétrole était dirigé depuis plus de 55 ans par la famille Bongo.
Une série d’arrestations ont également visé six autres hauts responsables du régime, tels le directeur de cabinet de Bongo et son directeur adjoint, des conseillers de la présidence ainsi que les numéros un et deux du tout-puissant Parti démocratique gabonais (PDG).Une série d’arrestations ont visé six autres personnes
Le chef de la garde présidentielle, le général Brice Oligui Nguema, a quant à lui été porté en triomphe par des centaines de militaires, selon des images diffusées par la télévision d’Etat.








