Soixante-dix milliards de dollars. C’est à ce montant que devrait s’élever le coût de la reconstruction de Gaza d’après l’ONU. Une somme colossale, à la hauteur des destructions. Maintenant que le cessez-le-feu est en place, les humanitaires demandent l’ouverture de « tous les points de passage » pour permettre à l’aide de rentrer le plus vite possible. Les urgences ne manquent pas : entre la nécessité de nourrir la population, d’évacuer les blessés les plus graves et aussi, de déblayer l’enclave, devenue littéralement un champ de ruines.
Pour le moment, les températures sont encore clémentes, mais dans quelques semaines, ce sera l’hiver. Mais comment se protéger des intempéries et du froid quand 82 % des bâtiments ont été détruits ou endommagés ? Cinquante-cinq millions de tonnes de gravats jonchent les rues de Gaza, note RFI.
« C’est assez pour construire un mur de 12m de haut autour de Central Park ou l’équivalent de 13 pyramides de Gizeh », explique le représentant du Programme des Nations unies pour le développement à Jérusalem. « L’un des plus gros défis, ce sont les restes explosifs de guerre, ce qu’on doit en faire. Pour le moment, on essaie de se concentrer sur les explosifs qui sont les moins dangereux. Donc, on nettoie les routes et les accès aux hôpitaux. »
Déminer la bande de Gaza pourrait prendre des décennies et à condition que la trêve soit durable. Autre difficulté : les nombreux corps ensevelis sous les bâtiments qui se sont effondrés. Il va falloir les identifier, les rendre à leur famille quand c’est possible et les inhumer dans des endroits qui restent à définir puisque même les cimetières ont été détruits.
Au printemps 2024 déjà, la défense civile palestinienne estimait que 10 000 corps étaient coincés sous les décombres.








