L’Institut Payne estime que la guerre a consommé environ un tiers du stock de missiles THAAD, dont le taux de production annuel ne dépasse pas environ 100.
Une nouvelle étude du Congrès américain, publiée la semaine dernière, sur le système d’interception de missiles balistiques THAAD, a mis en lumière des informations inquiétantes concernant l’inventaire des intercepteurs dont les États-Unis disposeront dans un avenir proche.
Le document indique : « On craint que le rythme d’utilisation des intercepteurs THAAD pendant l’opération Epic Fury n’ait encore réduit le stock limité d’intercepteurs. »
Malgré la réputation problématique que s’est forgée le système THAAD ces dernières années, durant lesquelles il a été déployé au Moyen-Orient, le Congrès affirme que le taux d’interception du système américain atteint environ 90 % de tous les missiles balistiques et drones iraniens, notamment ceux des Émirats arabes unis, un taux comparable à celui de l’Arrow 3, le système développé conjointement par Israël et les États-Unis, utilisé exclusivement par Tsahal.
« Il pourrait falloir entre trois et huit ans pour reconstituer le stock de missiles THAAD, chacun coûtant environ 12,7 millions de dollars. » Le Foreign Policy Research Institute (FPRI), qui a fourni certains éléments au Congressional Research Service (CRS), a constaté que les premiers jours de l’opération américaine Epic Fury ont été plus intenses que le début de toute autre campagne aérienne de l’histoire militaire américaine, avec 5 197 munitions de 35 types différents, dont le remplacement coûterait entre 10 et 16 milliards de dollars en quatre jours seulement.








