Les critiques contre Israël se multiplient à l’international lundi, après les annonces la veille de mesures renforçant considérablement son contrôle sur la Cisjordanie, faisant craindre une annexion du territoire palestinien occupé depuis 1967.
Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dimanche une série de règles qui doivent permettre à Israël d’étendre son contrôle dans des zones qui sont administrées par l’Autorité palestinienne, en vertu des accords d’Oslo des années 1990.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, est « gravement préoccupé », a indiqué lundi son porte-parole, Stéphane Dujarric.
« Il met en garde contre le fait que la trajectoire actuelle sur le terrain, y compris cette décision, compromet la perspective d’une solution à deux Etats ».
Plus tôt dans la journée, l’Union européenne avait également condamné « un nouveau pas dans la mauvaise direction ».
« Conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, nous rappelons que l’annexion est illégale en droit international », a déclaré devant la presse Anouar El Anouni, un porte-parole.
Par conséquent, « toute mesure concrète prise en ce sens serait considérée comme une violation du droit international », a-t-il poursuivi.
Les ministres des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, d’Egypte, de Turquie, du Qatar, de la Jordanie, des Emirats arabes unis, d’Indonésie et du Pakistan ont , eux, dénoncé l’imposition « d’une nouvelle réalité juridique et administrative en Cisjordanie occupée, accélérant ainsi les tentatives de son annexion illégale et le déplacement du peuple palestinien ».
Les Etats-Unis n’ont pas commenté dans l’immédiat, alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est attendu à Washington mercredi.
Le président Donald Trump, pourtant soutien indéfectible d’Israël, a averti plusieurs fois par le passé qu’il ne lui « permettrait pas d’annexer la Cisjordanie ».








