Faire le point sur l’intégration régionale du continent africain : c’était l’objectif d’un sommet qui s’est achevé dimanche 16 juillet à Nairobi, au Kenya. Plusieurs chefs d’États, des ministres et des déléguées étaient rassemblés pour la 5ᵉ réunion de coordination entre l’Union africaine, les communautés économiques régionales et les mécanismes régionaux. Les présidents des Comores, du Kenya, de l’Égypte, du Sénégal, de la RDC, de Djibouti, du Gabon ou encore du Nigeria étaient présents. Si l’intégration économique sous-régionale était au cœur du programme, les questions sécuritaires se sont invitées dans les échanges.
Azali Assoumani, le président de l’Union des Comores et président en exercice de l’Union africaine, a déploré lors de son discours d’ouverture une Afrique « en proie aux fléaux de la division et des conflits sanglants ». Il a notamment cité la crise à l’est de la RDC, un conflit qui, selon lui, « déstabilise la région, voire l’Afrique toute entière ».
La guerre au Soudan a aussi été évoquée aujourd’hui. Devant la presse, le Commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Bankole Adeoye a insisté sur l’urgence d’un cessez-le-feu « permanent et sans conditions ». Tout en rappelant que de précédentes tentatives ont échoué, il a appelé à une réponse diplomatique coordonnée. Notamment entre l’Union africaine et l’Igad, l’autorité est-africaine pour le développement.








