AccueilLa UNELa condition carcérale a-t-elle changé depuis la Révolution?

La condition carcérale a-t-elle changé depuis la Révolution?

De nombreuses associations et organisations exerçant dans les droits de l’homme ont dénoncé la situation des prisons tunisiennes et ont appelé à la mise en place d’une nouvelle stratégie visant l’amélioration des lieux de détention. Les conditions d’incarcération en Tunisie sont alarmantes et ne  répondent pas aux standards internationaux.

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Le taux de population carcérale monte jusqu’à 170%, provoquant la dégradation de l’état de santé des prisonniers.

L’encombrement des prisons et leur non conformité aux standards constituent les principales lacunes qui handicapent tout effort de réforme du secteur.

C’est dans ce contexte que le président de l’Instance nationale pour la prévention de la torture (INPR), Fathi Jarray, a affirmé que les conditions de détention en Tunisie ne sont pas conformes aux normes internationales et vont à l’encontre des droits de détenus prévus par les lois en Tunisie.

Il a fait observer que la plupart des établissements pénitentiaires, à l’exception de la prison des femmes, souffrent de surpopulation carcérale.

L’Instance a effectué des visites inopinées dans les lieux de privation de liberté dont les prisons, les centres de détention, les centres sociaux et les centres pour les migrants, assure-t-il.

Des pays arabes souhaitent créer leur INPT

Jarray s’est félicité que la Tunisie soit le premier pays dans la région MENA à avoir mis en place une instance pour la prévention de la torture, ce qui justifie, selon lui, la volonté de certains pays de la région de s’inspirer de l’expérience tunisienne dans ce domaine.

Dans un tout autre contexte, le président de l’INPT a fait savoir que le budget alloué à l’instance s’est élevé à environ 1 million de dinars (MDT) en 2017 et à 2 MDT les années suivantes, ajoutant que cette enveloppe couvre seulement les salaires des employés et le fonctionnement de l’instance. Ce budget ne permet pas de mettre en œuvre les projets de l’instance et les campagnes de sensibilisation à organiser, a-t-il regretté.

Il souligne par ailleurs que l’Instance a mené sa propre enquête dans l’affaire du jeune diabétique Abdessalem Zayen, décédé le 3 mars écoulé, dans la prison de Sfax, précisant que l’instance avait constaté des violations commises pendant les étapes de détention.

A vrai dire, la situation lamentable des prisons tunisiennes ne cesse de susciter une vive polémique et de préoccuper les autorités du pays. Surpopulation, encombrement, trop-plein !

Les termes ne suffisent pas à décrire l’état désastreux des prisons en Tunisie. Plusieurs experts en la matière ont déjà dénoncé et depuis plusieurs années la surpopulation carcérale  dans les prisons tunisiennes… mais en vain.

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