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La FIJ dénonce «l’agression contre une vingtaine de journalistes» le 14 janvier à Tunis

Une vingtaine de journalistes, dont des correspondants étrangers, ont été agressés alors qu’ils couvraient une manifestation à Tunis, vendredi 14 janvier. La Fédération internationale des journalistes (FIJ) se joint à son affilié le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) pour « condamner ces agressions et exiger une enquête immédiate sur une répression injustifiée ».

Selon le SNJT, une vingtaine de journalistes ont été agressés par la police vendredi 14 janvier alors qu’ils couvraient une manifestation à Tunis contre le président Kaïs Saïed. Les violences envers la presse ont eu lieu au moment où les forces de l’ordre dispersaient les manifestants.

Le SNJT a condamné des « attaques dangereuses et sans précédent des forces de l’ordre » contre des journalistes. Le syndicat déplore que les journalistes aient été ciblés « alors qu’ils portaient leurs gilets distinctifs et faisaient état de leur statut de journaliste lors de l’agression ».

Selon le SNJT, 4 journalistes et photojournalistes ont été arrêtés.

Le français Mathieu Galtier, correspondant du journal Libération, de la radio RFI  et de Jeune Afrique a été violemment frappé par les services de police alors qu’il filmait avec son téléphone portable. Sa carte mémoire a été confisquée, rapporte la FIJ.

L’Association des correspondants étrangers d’Afrique du nord a également fait état d’un photographe matraqué et d’une vidéo-journaliste bousculée et empêchée de filmer.

La FIJ dénonce une escalade d’agressions contre la presse et demande au président tunisien de prendre ses responsabilités. « Le président Saïed a le devoir de défendre la liberté de la presse et d’assurer la sécurité de nos consœurs et confrères dans de l’exercice de leur fonction. Nous ne pouvons tolérer que les journalistes continuent d’être pris pour cible malgré les nombreux appels que nous avons déjà formulés aux côtés de notre affilié le SNJT », a déclaré Anthony Bellanger, Secrétaire général de la FIJ. « Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur les violentes agressions du 14 janvier et enjoignons le président Saïed à restaurer un véritable espace de dialogue avec la profession ».

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