La guerre au Moyen-Orient fait encore flamber les prix de l’énergie et alimente les craintes de poussées inflationnistes, provoquant un net repli des Bourses mondiales jeudi.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, « ce sont les prix de l’énergie qui sont la seule boussole des marchés financiers et des actions », commente une économiste chez BNP Paribas Asset Management, interrogée par l’AFP.
Vers 16H45 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne en matière de gaz naturel, grimpait de 13,42% à 62,00 euros le mégawattheure.
Ces dernières 24 heures, les grands sites pétroliers et gaziers du Moyen-Orient autour du Golfe ont en effet été pris pour cible. Au Koweït jeudi matin, deux raffineries ont aussi été incendiées après une attaque de drones.
« L’escalade géopolitique a franchi un nouveau cap », note le responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion Private Bank, qui parle d' »un basculement vers une guerre énergétique totale ».
Côté or noir, le cours du baril de pétrole américain WTI a brièvement grimpé de plus de 5% jeudi, au-dessus de 100 dollars, les craintes sur l’approvisionnement en pétrole se propageant aux Etats-Unis, avant de ralentir sa course.
Le WTI prenait encore 3,13% à 99,33 dollars le baril, et le baril de Brent, la référence mondiale, gagnait 3,38% à 111,01 dollars vers 16H45 GMT.
Le ministre des Finances américain, Scott Bessent, a déclaré jeudi que les Etats-Unis pourraient lever certaines sanctions sur le pétrole iranien, une nouvelle initiative visant à faire face à la flambée des prix de l’énergie.
La hausse des prix du brut s’est légèrement calmée après les déclarations de Bessent, qui a aussi « évoqué la possibilité de nouvelles libérations de réserves stratégiques », souligne Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.








