La production de déchets dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) devrait presque doubler d’ici 2050, passant de 129 millions de tonnes par an actuellement à 255 millions, selon un récent rapport de Greenpeace MENA, qui alerte sur l’ampleur de la pollution plastique et met en avant le rôle croissant des initiatives citoyennes face aux carences des États.
Intitulé « Problème mondial, solutions locales », le rapport se concentre sur cinq pays de la région : Égypte, Liban, Arabie saoudite, Maroc et Tunisie et souligne l’action d’organisations locales engagées dans la lutte contre la pollution plastique, notamment dans le milieu marin.
En Tunisie, le rapport met en lumière le travail de l’ONG « Notre Grand Bleu » (NGB), active dans la protection des écosystèmes marins et la gestion des déchets. Le pays produit plus de 2,5 millions de tonnes de déchets par an, dont environ 188.000 tonnes de plastique. Chaque année, près de 80.000 tonnes de plastique polluent les côtes tunisiennes, dont 17.000 tonnes se retrouvent directement en mer.
Cette pollution affecte lourdement la biodiversité marine. Des résidus plastiques ont été retrouvés dans 80 % des animaux échoués ou autopsiés sur les plages tunisiennes, en particulier les tortues marines, selon Greenpeace MENA.








