Dans une déclaration accordée à Mosaïque , l’expert de droit bancaire Mohamed Nkhili a souligné que le secteur bancaire avait enregistré des indicateurs très positifs, le ratio de solvabilité des banques s’élevant à 15,1 %, un niveau supérieur même aux exigences internationales, De même, le taux de liquidité à court terme s’est établi à 52,8 %, ce qui témoigne d’une solidité financière exceptionnelle des banques, d’autant plus que les dépôts des clients ont augmenté de 7,3 %, ce qui reflète la confiance des déposants dans le système bancaire tunisien.
Ila cependant ajouté que ces indicateurs positifs ne doivent pas occulter le fait que le taux de créances douteuses reste élevé, à 14,9 %, alors qu’il devrait se situer à 7 % ou moins ; toutefois, il est possible d’améliorer cette situation, d’autant plus que le taux de couverture des créances douteuses par les provisions s’élève à 51,6 %.
Nkhili a souligné que le secteur bancaire est solide, mais qu’il devrait consacrer davantage d’efforts au soutien de l’investissement plutôt qu’au soutien des ressources de l’État, ce qui fait pourtant partie de ses missions. Il a ajouté que la part des prêts destinés au secteur privé et à l’investissement doit augmenter.
Concernant la dette extérieure, il a indiqué qu’elle avait baissé à 39,5 %, soit son niveau le plus bas depuis des années, et que le service de la dette avait quant à lui diminué pour s’établir à environ 12, 5 %, ce qui constitue une avancée importante, d’autant plus que le volume des emprunts extérieurs a diminué par rapport aux prêts intérieurs accordés par les banques tunisiennes. Cela marque un nouveau départ et un regain de confiance dans l’économie, qu’il convient de consolider par le développement des industries d’exportation, la poursuite des réformes financières, le renforcement de l’intégration financière, l’amélioration du climat des affaires et la numérisation, afin d’atteindre des chiffres bien meilleurs que ceux enregistrés pour l’année 2025.








