La Tunisie tient son rang de premier exportateur mondial d’huile d’olive en dehors de l’Union Européenne, selon de récentes statistiques officielles communiquées par le ministère du Commerce.
Sur cette lancée, elle s’inscrit dans une saison 2023-2024 prometteuse avec une production prévue d’un million de tonnes d’olives et un total de 200 000 tonnes d’huile d’olive, marquant ainsi une impressionnante augmentation de 11% par rapport à la saison précédente.
Des prévisions encourageantes alors que le Nord, le Sahel, le Centre-ouest et le Sud du pays contribuent respectivement à hauteur de 23%, 17%, 35% et 25% de la production totale.
L‘export de l’huile emballée s’envole de 35%
Jusqu’à fin juillet 2024, la Tunisie a généré des revenus d’environ 4,6 milliards de dinars grâce à l’exportation d’huile d’olive, tandis que les quantités d’huile d’olive emballée exportées vers les marchés internationaux ont augmenté d’environ 35 %.
Ces nouvelles données, fournies par l’Office national de l’huile, font partie d’un rapport sur les progrès de l’exportation d’huile d’olive durant la saison 2023-2024, lancée début novembre 2023, avec une production estimée à près d’un million de tonnes d’olives, soit l’équivalent d’environ 210 000 tonnes d’huile.
L’ONH a confirmé que la Tunisie a exporté environ 173,9 mille tonnes d’huile d’olive au prix moyen de 26,5 mille dinars le litre dont 22,3 mille tonnes d’huile d’olive emballées, ce qui a permis de générer environ 645 millions de dinars, notant que le prix était d’environ 28,9 dinars le litre .
Au cours de la saison 2022-2023, la Tunisie avait exporté environ 164 200 tonnes d’huile d’olive pour une valeur de 2,7 milliards de dinars, dont 16 500 tonnes emballées, représentant environ 344 millions de dinars.
Les données sur la saison de l’huile d’olive montrent une amélioration positive d’environ 70 % des recettes d’exportation par rapport à la même période de l’année précédente.
Le solde de la balance commerciale alimentaire de la Tunisie a affiché un excédent de près de 1,8 milliard de dinars à fin juin 2024, grâce à l’augmentation des exportations, notamment une hausse de 87,8 % des exportations d’huile d’olive.
La Tunisie dispose de près de 1 750 moulins à huile, 15 unités de raffinage, 14 unités d’extraction de l’huile d’olive résiduelle, ainsi que 35 unités de traitement et d’emballage, avec une production d’huile d’olive atteignant environ 194 000 tonnes. Les Tunisiens consomment environ 20 % de cette production.
Série de mesures pour le secteur oléicole
Depuis des années, le gouvernement tunisien s’est engagé dans un programme de valorisation de son huile d’olive de qualité. Grâce à des initiatives telles que des investissements agroalimentaires et des stratégies marketing novatrices, le secteur vise à passer d’une production de masse à des huiles embouteillées.
Des initiatives de formation ont été déployées pour promouvoir des pratiques de production respectueuses de l’environnement, renforçant ainsi la biosécurité, la durabilité et la conservation.
L’objectif est clair : propulser l’huile d’olive tunisienne sur la carte mondiale, aider les producteurs locaux à accéder à des marchés d’exportation à forte valeur ajoutée et améliorer la qualité du produit.
De plus, cette initiative vise à renforcer la résilience du secteur face au changement climatique.
Le secteur oléicole tunisien, avec ses racines remontant à l’époque préromaine, est à un tournant de son histoire. Grâce à des investissements judicieux, des stratégies d’exportation bien pensées, des mesures de sécurité alimentaire et une image de marque solide, il se prépare à une renaissance.
La Tunisie peut promouvoir un développement économique durable, stimuler l’innovation agricole et renforcer sa position comme premier fournisseur mondial de produits oléicoles de qualité ». L’avenir de l’huile d’olive tunisienne semble plus prometteur que jamais(…).









Cette année, la Tunisie est confronté à un problème climatique, la sècheresse depuis les 4 dernières années et la hausse de température en raison du dérèglement climatique ont affecté considérablement les oliviers du Sud, certains oliviers de plus de 50 ans d’âge meurent et donc un capital détérioré en l’absence d’eau. Le Gouvernement était absent laissant les petites exploitations se débrouiller, aucune action d’accompagnement ni d’aide pour sauver les oliviers de la sécheresse, des dégâts immenses qui ont touché les oliviers de notre pays du Sud. aucun programme d’aide visant à maintenir au moins l’existant pour une production meilleure d’huile d’olive.