Les efforts européens pour garantir des approvisionnements énergétiques diversifiés et à faible émission de carbone se traduisent par un changement stratégique vers les marchés de l’électricité nord-africains, tandis que les projets d’interconnexion sous-marine émergents et les intégrations de réseaux régionaux positionnent la Méditerranée comme un corridor électrique à haute tension.
Si les échanges énergétiques entre les deux continents étaient traditionnellement définis par les oléoducs, ils s’étendent désormais au commerce bidirectionnel d’électricité, soutenu par un investissement de 1,01 milliard d’euros dans l’interconnexion ELMED entre la Tunisie et la Sicile.
Cette infrastructure, ainsi que l’attention renouvelée de la Libye sur la modernisation du réseau électrique et le potentiel solaire, devraient constituer un pilier essentiel des discussions lors du Forum Investir dans l’énergie africaine (IAE) qui se tiendra à Paris en avril prochain, où les décideurs politiques et les investisseurs institutionnels évalueront les exigences fiscales et techniques pour le développement des flux énergétiques transfrontaliers.
Le projet ELMED demeure le maillon tangible le plus avancé de cette architecture en évolution. Bien que les tensions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales et les pénuries d’équipements aient récemment repoussé sa mise en service prévue à 2030, la liaison à courant continu haute tension (CCHT) de 600 mégawatts a déjà obtenu un soutien important, notamment 582 millions d’euros du gouvernement tunisien et un financement de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.
Un mécanisme de stabilisation de réseau
Pour la Tunisie et ses voisins, estime le site Africa Sustainability Matters (ASM), l’interconnexion représente plus qu’une simple voie d’exportation, c’est un mécanisme de stabilisation du réseau et un catalyseur pour les secteurs nationaux des énergies renouvelables qui ont besoin d’une intégration régionale pour rester commercialement viables.
Le projet devrait générer entre 71 et 182 millions d’euros de recettes annuelles, constituant ainsi une nouvelle source essentielle de devises étrangères pour l’économie nord-africaine.
La Libye se positionne également comme un nœud central du réseau énergétique méditerranéen, cherchant à passer de son rôle de principal producteur de pétrole à celui d’exportateur régional d’électricité. La Compagnie nationale de pétrole (NOC), entreprise publique , et l’ Autorité libyenne des énergies renouvelables (RELA) ont affiché leur ambition d’exporter jusqu’à 2 gigawatts d’électricité propre vers l’Europe, ciblant principalement l’Italie, Malte et la Grèce.
Cette stratégie est renforcée par un nouveau projet de loi sur les énergies renouvelables actuellement examiné par la Chambre des représentants à Tripoli, qui vise à assurer la sécurité juridique requise par les financiers internationaux.
En intégrant son importante capacité de production de base à partir de gaz naturel à de nouveaux projets solaires, notamment des installations près de Ghadamès et de Koufra, la Libye cherche à offrir à l’Europe une solution énergétique hybride qui équilibre les énergies renouvelables intermittentes avec une production d’électricité stable à partir de gaz naturel.
Une trajectoire pour la souveraineté énergétique
Pour les économies africaines, ces évolutions témoignent d’une intégration industrielle et fiscale plus poussée avec le marché européen. Ce changement reflète la mise en œuvre du Marché unique africain de l’électricité (AfSEM) et du Plan directeur des systèmes électriques continentaux, dont la pleine réalisation nécessite un investissement estimé à 1 200 milliards d’euros.
Plutôt que de remplacer les exportations traditionnelles de GNL en provenance de pays émergents comme le Sénégal, la Mauritanie et le Nigeria, ces corridors électriques offrent un système de distribution complémentaire qui contourne la volatilité des marchés mondiaux du transport maritime.
Alors que les investisseurs se rassemblent à Paris, l’attention se porte de plus en plus sur les infrastructures de transition : les câbles sous-marins, les systèmes de stockage et les lignes de transport à haute tension qui détermineront si l’Afrique du Nord peut tirer parti de sa situation géographique pour accéder à une souveraineté énergétique et une résilience économique à long terme.









Magnifique.
Donc, l’Algerie première puissance énergétique en Méditerranée et en Afrique vous donne l’électricité presque gratuitement, et pour nous remercier vous publiez des articles pareil en vous ventant d’être avec la libye (que vous considérez comme principal puissance énergétique de la région), les garants de la sécurité électriques de l’Europe.
Bien fait pour notre gueule, qui faisons le bien pour des enculés comme vous.
Cher Voisin et frère: Tout d’abord, il suffit de lire attentivement les deux premières lignes de l’article « … des approvisionnements énergétiques diversifiés et à faible émission de carbone… » Donc on parle seulement d’énergie renouvelable.
Vous dites » l’Algérie première puissance énergétique en Méditerranée et en Afrique », alors que l’Algérie en Afrique est derrière l’Afrique du Sud et l’Egypt. (Source AFREC rapport 2024) et encore plus loin en Méditerrané derrière (France, Turquie, , Espagne, Italie et encore une l’Egypt.) (source IEA regional ranking 2023).
Néanmoins, nous sommes heureux et fière que l’Algérie est le plus grand producteur de gaz Naturel en Afrique.
Certes, La Tunisie n’a pas encore son indépendance énergétique et compense son déficit en achetant du gaz Algérien avec (redevance pour le passage sur son territoire du gaz Algérien vers l’Europe (TransMed, estimée a 5.25%) et paie le surplus de sa consommation du gaz et aussi une partie de sa consommation électrique.
L’Algérie a aussi une certaine dépendance pour certains services. en particulier les soins, le tourisme médical, certaines prestations privées, la proximité logistique, etc…
Et en parlant d’indépendance, et seulement a titre d information, la Tunisie et la Libye ont joué un rôle très important pour que l’Algérie gagne son indépendance. et c’est normale aussi entre des pays qui partagent les mêmes causes, religion et valeurs.
Restons unis Monsieur, ce qui se passe actuellement dans le monde nous incite a rester solidaires et a ne pas encourager les discours de haine.
Production électrique actuelle(2024) :25 gigawatts
2026: capacité installée :3GW
Reste por 2030: 12 GW.
A fin 2030 la production sera de 40 GW.
Pour le projet hydrogène south2 capacité a installer 20GW supplémentaire pour la production d ‘hydrogene (10 millions de tonnes ) a partir de 2035 (Algérie,Italie, Allemagne et comme passage la Tunisie).
Les données concerne l Algérie bien-sûr.
La Tunisie produit 4 GW et peine a les atteindre alors pour le projet énergétique avec l Europe Tunisie libye (aléatoire) demande un investissement énorme vu la situation politique en libye et la situation économie de la Tunisie c est fort de café…..