Alors que l’audience finale de l’affaire arbitrale entre l’Etat tunisien et la compagnie pétrolière Zenith Energy approche à grands pas, le 20 avril courant, un développement majeur semble être intervenu , mis en avant par la partie requérante concernant les récentes soumissions faites par la République de Tunisie dans le cadre de la procédure d’arbitrage en cours devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements ( « CIRDI » ) contre la République de Tunisie par ses filiales demanderesses détenues à 100 %.
Zenith affirme que la République tunisienne a désormais officiellement reconnu que les concessions de production de Robbana et d’El Bibane (les « Concessions ») sont détenues par la filiale à 100 % de Zenith, Ecumed Petroleum Tunisia Ltd (« EPT ») .
Zenith soutient aussi, d’après London Stock Exchange (Bourse de Londres), que l’Etat tunisien a confirmé par écrit qu’environ 3 987 barils de pétrole issus des concessions appartiennent intégralement à EPT . Ces volumes correspondent à du pétrole produit depuis 2022, « resté invendu en raison d’obstructions répétées des autorités tunisiennes , empêchant ainsi EPT de générer des revenus et d’exercer son activité de manière équitable ».
Avec un prix du pétrole de 100 dollars US le baril, les stocks de pétrole comptabilisés ont une valeur brute estimée à environ 400 000 dollars US. Par ailleurs, comme annoncé le 27 novembre 2025 dans un communiqué de presse réglementaire, environ 8 000 barils de pétrole restent stockés à Robbana, ce qui représente une valeur brute estimée à environ 800 000 dollars US, selon les mêmes hypothèses de prix. Ensemble, ces chiffres soulignent l’impact économique considérable de l’impossibilité persistante de monétiser la production issue des concessions.
Cette dernière confirmation constitue une avancée significative dans la procédure d’arbitrage, notamment au regard des précédents litiges relatifs à la manutention, au stockage et à la vente du pétrole produit dans les concessions. Elle fait suite à des événements antérieurs au cours desquels 3 987 barils de pétrole transférés à MARETAP ont été vendus sans autorisation , sans que le produit de ces ventes ne soit reversé à EPT.
Les filiales de Zenith, parties plaignantes, continuent d’exercer tous les recours légaux disponibles auprès du CIRDI afin de protéger leurs droits et de demander réparation pour les dommages résultant de ce qu’elles considèrent comme une obstruction illégale, une expropriation et des violations des obligations conventionnelles de la part de la République tunisienne .
Allégations de « vols et actes de vandalisme » à Robbana !
La société signale également que la concession de production de Robbana a fait l’objet d’actes de vandalisme et de vols importants, ce qui a entraîné l’inactivité totale du site pendant au moins un an.
Du matériel essentiel a été volé et vandalisé, entraînant une grave dégradation des infrastructures et empêchant toute activité de production significative. L’ampleur des dégâts est telle qu’un important programme de remise en état sera nécessaire avant la reprise des opérations.
Zenith estime que ces développements ont encore aggravé les dommages subis par ses filiales.
Andrea Cattaneo , directeur général, a commenté : « La reconnaissance formelle par la République tunisienne de la propriété des concessions et des stocks de pétrole associés par les demandeurs constitue un développement majeur dans le cadre de la procédure en cours devant le CIRDI . Elle conforte en effet la position constamment défendue par nos filiales et renforce la validité de leurs demandes. »
Ila fait état de « développements qui, pris ensemble, apportent des preuves supplémentaires et convaincantes du préjudice continu subi par les demandeurs ». Les sociétés demanderesses de Zenith restent pleinement déterminées à exercer tous les recours légaux disponibles afin de garantir le respect de leurs droits et l’obtention d’une indemnisation complète, a-t-il ajouté.








