C’est par le biais de « lettres commerciales » aux allures punitives que la Tunisie à s’est vue signifier par le président américain Donald Trump les nouveaux tarifs douaniers qui lui seront appliqués au même titre que plus d’une douzaine d’autres pays, alors que la pression sur les partenaires commerciaux des États-Unis pour qu’ils négocient des accords.
Dans les lettres publiées sur sa plateforme de médias sociaux Truth, Trump a déclaré qu’il imposait des droits de douane plus sévères que ceux qui avaient été reportés en avril, rapporte The National en même temps que l’annonce de la Maison Blanche que Trump repousse au 1er août la date limite pour imposer des délais plus sévères.
La Tunisie, le Japon, la Corée du Sud, la Malaisie et le Kazakhstan ont tous été frappés par des droits de douane de 25 %. Trump a annoncé des droits de douane de 30 % sur la Bosnie-Herzégovine et l’Afrique du Sud, de 32 % sur l’Indonésie, de 35 % sur le Bangladesh et la Serbie, de 36 % sur le Cambodge et la Thaïlande, et de 40 % sur le Myanmar.
Dans ces lettres, rédigées presque de la même manière pour chaque pays, il a averti les dirigeants des pays destinataires d’annoncer des mesures de rétorsion.
« Si, pour quelque raison que ce soit, vous décidez d’augmenter vos droits de douane, le chiffre que vous choisirez d’augmenter sera ajouté aux 25 % que nous appliquons », a-t-il averti dans une lettre adressée au président den la République Kais Saied.
La mesure sera appliquée « progressivement »
Dans cet ordre d’idées, Mosaïque FM a appris de sources fiables à Washington que la décision prise par le président américain Donald Trump d’imposer des droits de douane sur les exportations tunisiennes vers les États-Unis sera « appliquée progressivement, en vue d’ouvrir la voie à des négociations ».
D’après les mêmes sources, la Tunisie a été l’un des premiers pays à être informés de la décision du président américain.
En effet, les États-Unis appliqueront dans un premier temps un droit de douane de 10 % sur les produits tunisiens, à partir de ce mardi 8 juillet 2025 et ce, jusqu’au 31 du même mois, toujours selon les mêmes sources.
Ce taux constitue une première étape vers l’ouverture de négociations bilatérales afin de fixer le taux définitif des droits de douane qui seront imposés sur les exportations tunisiennes.
En cas d’échec des négociations durant cette période, la décision finale prévoyant l’imposition d’un droit de douane de 25 % entrera en vigueur à partir du 1er août 2025.
Il est à noter que Trump avait annoncé, au début du mois d’avril dernier, l’imposition de droits de douane de 28 % sur les importations tunisiennes, censés entrer en vigueur à partir de demain mardi.
Toutefois, il a préféré initier l’application d’un taux de 10 % comme première étape pour permettre des négociations.En cas d’échec, un taux de 25 % sera appliqué, a-t-il menacé comme c’est précisé dans sa missive à Kais Saied.
Le taux aurait pu grimper à 55% !
Le président de la Chambre de commerce américaine en Tunisie, Marwan Ben Jomaa, a déclaré ce , mardi 8 juillet 2025, que la correspondance de Trump qui est parvenue à la Tunisie a également été envoyée à 12 pays du Japon et de la Corée du Sud, relevant un « point positif » à ce sujet, car on s’attendait à ce que le taux de 28% soit appliqué aux produits tunisiens exportés vers l’Amérique à partir de la date d’aujourd’hui, et le taux aurait pu être de 55%, a-t-il dit sur les ondes d’Express fm.
Ben Jomaa a ajouté que les Etats-Unis ont fixé à la Tunisie un délai allant du 8 juillet au 1er août, où des négociations sont actuellement en cours entre les deux parties, dans le but de parvenir à un accord de 10 %, comme c’est le cas pour un certain nombre de pays qui ont achevé leurs négociations.
Il a exprimé l’espoir que les négociations seront constructives et qu’elles permettront de poursuivre le travail avec le partenaire américain tout en développant le commerce bilatéral dans l’intérêt des deux parties, soulignant qu’il est optimiste à la lumière des réactions positives.
Il a expliqué que les négociations ont commencé il y a quelque temps, mais qu’elles ne sont pas faciles, et que la discussion est ouverte dans l’espoir de parvenir à une situation gagnant-gagnant pour les deux pays.
Il a souligné que les exportations tunisiennes d’huile d’olive peuvent être doublées vers le marché américain et qu’il faut y travailler avec d’autres marchés, et que des décisions seront prises en faveur de la Tunisie et des exportateurs tunisiens.
Ben Jomaa a expliqué que l’excédent de la balance commerciale est en faveur de la Tunisie avec l’Amérique au cours des dernières années, et le déficit de la balance a augmenté en raison des prix élevés de l’huile d’olive.








