La Tunisie aspire à retrouver sa position sur le marché mondial du phosphate et de ses dérivés, en cherchant à rétablir et à augmenter le rythme de production d de ce minerai pour atteindre une capacité de production annuelle de 6,5 millions de tonnes, selon les données contenues dans le plan de développement 2023-2025.
Parallèlement aux travaux de soutien à la capacité d’exportation des phosphates, des actions sont en cours pour réviser le Code des mines et mettre à jour les textes juridiques.
Au cours de l’année écoulée, la compagnie des phosphates de Gafsa (CPG),s’est contentée d’une production estimée à 3,7 millions de tonnes de phosphate commercial, après avoir atteint 2,8 millions de tonnes sur le site de Metlaoui seulement à la fin du mois de septembre dernier, avec la perturbation de l’activité sur ceux de Moularès et de Redeyef.
Ainsi, la compagnie des phosphates de Gafsa a maintenu à peu près le même taux de production en 2021, qui était d’environ 3,8 millions de tonnes, mais les bénéfices de la société se sont relativement améliorés, surtout avec la hausse des prix du phosphate sur les marchés internationaux.
Énergie: 15% d’ER d’ici 2025!
En ce qui concerne le secteur de l’énergie, les objectifs les plus importants fixés dans le plan de développement s’articulent autour de l’augmentation du pourcentage d’indépendance énergétique et de la sécurité énergétique, que ce soit par la mise en valeur des ressources nationales en hydrocarbures en intensifiant l’exploration et en attirant davantage d’investissements, ou en diversifiant les sources d’énergie et en s’orientant vers des énergies propres et renouvelables.
D’autre part, l’objectif tend également à s’orienter vers des énergies propres et renouvelables pour porter leur part à 15% d’ici 2025, et réduire la demande d’énergie de 15%, ce qui contribuera à la réalisation de l’engagement de la Tunisie à réduire l’Intensité carbone de 45 % d’ici 2030.
Au demeurant, la valeur des investissements du secteur industriel dans le cadre du plan a été fixée à environ 398 millions de dinars, alloués à l’achèvement de 68 projets.
Il a été décidé de poursuivre l’achèvement de 25 projets de préparation des zones industrielles dans les régions intérieures avec des crédits de 141 millions de dinars, outre la programmation de l’achèvement de 19 projets de création de nouvelles zones industrielles dans les régions de l’intérieur et la mise en place de centres nationaux de ressources technologiques avec des investissements d’un montant d’environ 98 millions de dinars.
Les Z.I. ne sont pas en reste
Par ailleurs, 159 millions de dinars ont été alloués à l’aménagement de 8 zones industrielles par l’Agence foncière industrielle (AFI) avec des investissements de 50 millions de dinars et à la préparation de 16 zones industrielles par pôles industriels et technologiques avec des investissements estimés à 109 millions de dinars.
En outre, le gouvernement a fixé des objectifs pour développer la contribution des industries manufacturières au produit intérieur brut de 15 à 18%, augmenter la valeur des exportations industrielles de 12 000 millions de dollars à 18 000 millions de dollars tout en œuvrant pour que la contribution du secteur privé aux investissements dans le domaine de la recherche scientifique et du renouvellement passe de 11 à 30% au cours des deux prochaines années.








