Le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a mis en avant, lundi à Alger, que l’Algérie a franchi de grands ces dernières années en matière de soutien à sa sécurité hydrique, notamment à travers la concrétisation du nouveau programme du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant principalement à renforcer l’activité du dessalement de l’eau de mer, parallèlement à la valorisation des autres ressources hydriques conventionnelles, nous apprend APS.
Inaugurant la 21e édition du Salon international des équipements, des technologies et des services de l’eau « SIEE-Pollutec », au Palais des expositions des Pins maritimes, M. Bouzegza a fait état du projet de réalisation de trois nouvelles usines de dessalement de l’eau de mer dans l’ouest du pays, précisément à Tlemcen, Chlef et Mostaganem, d’une capacité de production de 300.000 m3 par jour chacune. Ces usines permettront également d’approvisionner plusieurs wilayas de l’intérieur, à l’instar d’El Bayadh, Tiaret, Saïda et Naâma, afin d’assurer l’équilibre hydrique au profit de la population à court terme.
Après avoir mis en relief le réseau actuel de stations de dessalement dont dispose l’Algérie, composé de 19 unités dotées d’une capacité de production substantielle, le ministre a souligné que 16 wilayas côtières bénéficient actuellement de l’eau de mer dessalée, en plus de trois wilayas de l’intérieur, à savoir Blida, Bouira et Sidi Bel Abbès, dans une première étape.
Il a, par ailleurs, souligné que l’approvisionnement en eau s’est récemment améliorée au niveau des wilayas du Sud, notamment grâce au renforcement de l’exploitation des eaux souterraines, appuyée par des stations de déminéralisation à Tindouf et Tamanrasset, ainsi qu’au réseau de grands transferts qui permet aux wilayas enregistrant un déficit de couvrir leurs besoins en cette ressource vitale.








