Derrière les États-Unis, l’Algérie occupe désormais la deuxième place mondiale des exportateurs de GPL acheminé par voie maritime. C’est ce que révèlent les dernières données de l’Energy Research Unit (ERU), cabinet d’analyse basé à Washington. Une position acquise alors que le marché mondial du GPL traverse une période de perturbations liées aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, après les attaques contre l’Iran fin février 2026.
Malgré ce contexte difficile, les exportations mondiales de GPL affichent un début de reprise en mai, avec une moyenne de 4,8 millions de barils par jour. L’Algérie figure parmi les principaux contributeurs à ce redressement, aux côtés d’autres grands producteurs. Les flux vers les marchés asiatiques devraient se renforcer davantage au cours de la dernière décade du mois.
Cette performance commerciale repose sur des fondamentaux solides. L’Algérie est le premier producteur de GPL au sein de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OAPEC), avec une production de 293 800 barils par jour en 2024. À l’échelle mondiale, le pays se classe sixième producteur et deuxième fournisseur, avec 9,4 millions de tonnes produites en 2023, juste derrière l’Arabie saoudite.
Un élément joue en sa faveur, la consommation intérieure représente moins de 20% de la production totale. Ce qui dégage des volumes exportables considérables. À Arzew, Sonatrach exploite les complexes GP1Z et GP2Z. Dont la capacité cumulée de liquéfaction atteint 10,4 millions de tonnes par an.








