L’armée israélienne a déclaré vendredi que Gaza-ville était désormais une « zone de combat dangereuse », sans pour autant appeler la population à évacuer immédiatement, alors qu’Israël menace d’y lancer une offensive militaire d’envergure contre le Hamas.
« A partir d’aujourd’hui, à 10h00 , la pause tactique locale dans l’activité militaire ne s’appliquera pas à la zone de la ville de Gaza, qui constitue une zone de combat dangereuse », indique un communiqué militaire.
Cette « pause tactique locale » quotidienne avait été annoncée fin juillet pour Gaza-ville et d’autres zones de la bande de Gaza pour, selon l’armée, « permettre le passage en toute sécurité des convois de l’ONU » et d’ONG humanitaires dans le territoire palestinien affamé et dévasté par la guerre.
L’armée avait affirmé mercredi que l’évacuation de Gaza-ville était « inévitable », au vu de la décision prise par Israël de prendre le contrôle de cette localité, la plus grande du territoire, considérée comme un des derniers bastions du Hamas.
Mais de nombreux acteurs humanitaires jugent ce projet irréaliste et dangereux.
L’ONU estime à près d’un million de personnes la population actuelle du gouvernorat qui comprend Gaza-ville et ses environs.








