Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail, Noureddine Taboubi, a déclaré ce mercredi que sa présidence du congrès « n’est ni une innovation ni une nouvelle mesure », rappelant que ses prédécesseurs, Abdessalem Jrad en 2011 et Houcine Abbassi en 2017, avaient eux aussi présidé leurs congrès, rapporte Mosaique fm.
Il a ajouté que la commission administrative nationale de l’organisation avait opté pour cette orientation, soulignant un consensus autour de son choix comme président du congrès. Taboubi a exprimé sa gratitude pour la confiance accordée et a souhaité la réussite du congrès et sa bonne gestion.
Concernant les opposants à la tenue du congrès dans le contexte actuel, il a précisé que cela n’était pas nouveau au sein de l’UGTT, qui a toujours compté « une ligne syndicale opposante », estimant que l’opposition constructive est utile et stimule davantage d’efforts et de rendement.
Il a ajouté : « Lorsque les divergences s’intensifient, le mandat est restitué à ses détenteurs, ce que nous avons fait », affirmant que le raccourcissement du mandat « ne constitue pas un dépassement ».
Il est à noter que le congrès de l’UGTT devait initialement se tenir en 2027, à l’issue du mandat de cinq ans du bureau actuel élu en février 2022 sous la présidence de Taboubi, mais des divergences ont conduit à l’avancement de sa date.
Le congrès de l’UGTT se tient du mercredi jusqu’au vendredi 27 mars à Monastir. Il réunit 614 délégués ayant le droit de participer à l’élection de 15 membres du nouveau bureau exécutif ainsi que de deux instances nationales chargées du règlement intérieur et du contrôle financier.
Au total, 46 candidatures ont été déposées pour le bureau exécutif national, dont 9 femmes, parmi lesquelles deux membres sortantes : Hedia Arfaoui et Sihem Boussetta.








