L’Observatoire social tunisien a indiqué que le droit à l’emploi se positionne en tête des revendications dans les mouvements de protestation en Tunisie au cours du deuxième trimestre de l’année 2026, soit plus de 64 pc de la totalité des mouvements, selon son rapport périodique.
L’Observatoire social, relevant du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a précisé dans son rapport publié, lundi, que la majorité des mouvements de protestation ont été observés à Tunis, suivis par le gouvernorat de Gafsa, puis Kairouan, avec des mouvements de protestation enregistrés dans plusieurs gouvernorats du pays.
Concernant les acteurs sociaux, l’Observatoire a indiqué que les ouvriers et les employés sont les plus nombreux à participer aux mouvements, suivis par les activistes et les habitants, puis par les médecins du service public, les syndicalistes et les diplômés du supérieur sans emploi.
Le rapport a relevé que 81 pc des mouvements ont été menés sur le terrain, dont notamment les sit-in et les grèves, alors que 19 pc sous forme de communiqués et de mouvements via l’espace numérique et les médias.
Le rapport a également enregistré des cas de violence durant la même période, précisant que la violence physique a dominé la liste des cas recensés avec un taux de 46,7 pc, suivie par la violence économique à 17,8 pc puis la violence institutionnelle et la violence basée sur le genre, chacune avec un taux de 11,2 pc.
L’Observatoire a ajouté que les gouvernorats de Nabeul, Tunis et Sousse ont enregistré le plus grand nombre de cas de violence recensés, notant que les hommes représentent 82 pc des personnes ayant commis des agressions et 47 pc des victimes, contre 25 pc pour les femmes et plusieurs victimes des deux sexes.
Le droit à l’emploi en tête des revendications en Tunisie
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