Réuni dernièrement, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé les consultations avec l’Algérie selon la procédure du défaut d’opposition.
Les administrateurs du FMI ont abouti à un ensemble de conclusions, estimant que les perspectives à court terme de l’économie algérienne se sont sensiblement améliorées, portées par le rebond des cours des hydrocarbures. Des excédents extérieur et budgétaire sont attendus en 2022 pour la première fois depuis une longue période. La position extérieure de l’Algérie en 2022 a été plus solide que le niveau correspondant aux fondamentaux et aux politiques souhaitables. Toutefois, les perspectives restent tributaires des prix des hydrocarbures et soumises aux risques liés à un affaiblissement de la conjoncture mondiale et à la volatilité des cours des matières premières. L’accélération généralisée de l’inflation est devenue un défi considérable pour les politiques publiques.
Les services du FMI exhortent la Banque d’Algérie (BA) à resserrer sa politique monétaire dès à présent pour prévenir un éventuel désencrage des anticipations et la persistance d’une inflation élevée.
La hausse considérable des dépenses annoncée dans le cadre de la loi de finances pour 2023 pourrait résorber les progrès en matière de réduction du déficit budgétaire depuis 2018, affaiblir la résilience des finances publiques et aggraver les pressions inflationnistes, selon le FMI qui ajouté que la trajectoire du déficit à moyen terme comporte également des risques pour la stabilité macroéconomique.
Un rééquilibrage budgétaire progressif guidé par un cadre fondé sur des règles est nécessaire pour renforcer la résilience des finances publiques et préserver la stabilité macroéconomique à moyen terme, selon les services du FMI qui saluent les progrès accomplis en matière de réforme de la gestion des finances publiques et appellent à des efforts supplémentaires pour renforcer le cadre budgétaire.
L’accélération des réformes structurelles est nécessaire pour faire progresser la transition vers un modèle de croissance plus diversifié, résilient et riche en emplois et renforcer davantage le cadre de gouvernance, a souligné en conclusion le FMI.








