Le nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, proposé pour ce poste par l’Administration Trump, est passé au grill de la Commission des Affaires étrangères du Sénat, à l’effet d’obtenir la validation de cette nomination à cet office.
Comme le veut l’usage, le candidat à ce haut poste diplomatique a été amené à faire valoir ses compétences, ses aptitudes à bien représenter l’Etat américain autant qu’à convaincre les sénateurs de la pertinence du choix qui s’est porté sur sa personne.
Un exercice auquel s’est livré Bill Bazzi, en retraçant, dans une déclaration liminaire, les étapes majeures de son itinéraire, reconnaissant qu’il « n’avait reçu aucune éducation formelle » mais qui « l’a conduit finalement au Corps des Marines des États-Unis, où j’ai servi avec honneur pendant vingt et une années, et où j’ai appris la valeur de la discipline, de la résilience et du service », a-t-il dit.
« Aujourd’hui en tant que maire servant ma communauté avec fierté et détermination, j’ai construit une vie enracinée dans le leadership, le dévouement et un profond engagement pour le progrès. Mon histoire n’est pas seulement la mienne, elle incarne ce qui est possible en Amérique quand la persévérance rencontre l’opportunité, et j’ai fait de ma mission de rendre à ce pays tout ce qu’il m’a permis d’accomplir », a-t-il développé.
Passant à l’office qui va être le sien et qui le conduira en Tunisie en tant qu’ambassadeur des Etats-Unis, il a souligné que « le président Trump et le secrétaire Rubio ont articulé une vision claire de la politique étrangère américaine, soulignant l’importance de rendre l’Amérique plus sûre, plus forte et plus prospère ».
« Si ma nomination est confirmée, ces principes seront la pierre angulaire de notre approche à l’égard de la Tunisie, mais ma priorité absolue sera d’assurer la sécurité et la protection des Américains vivant en Tunisie ou s’y rendant. Cet engagement est sans faille », a-t-il assuré.
Une « relation productive et mutuellement bénéfique »
Bill Bazzi a affirmé que les États-Unis souhaitent une « relation productive et mutuellement bénéfique avec la Tunisie, une relation qui favorise la coopération en matière d’opportunités commerciales, élimine les menaces et projette la stabilité dans la région ». Il s’est déclaré impatient de » s »appuyer sur plus de deux cents ans d’amitié avec la Tunisie afin de promouvoir nos intérêts communs, notamment la lutte contre le terrorisme, la maîtrise de l’immigration illégale et la construction de liens économiques et culturels durables ».
Le futur ambassadeur a expliqué qu’il cherchera à établir un partenariat mutuellement avantageux avec la Tunisie et qu’il veillera à ce que « chaque dollar investi par les États-Unis dans ce pays produise un retour sur investissement significatif ». « Et si ma nomination est confirmée, je m’attacherai à promouvoir des marchés ouverts aux entreprises et aux produits américains, et à renforcer les liens économiques entre les Tunisiens et les Américains ».
Engagement à « dialoguer avec les Tunisiens issus de tous les horizons »
Bill Bazzi s’est dits également « conscient des défis auxquels la Tunisie est confrontée. Si je suis confirmé, je m’engage à dialoguer avec les Tunisiens issus de tous les horizons politiques et économiques pour comprendre leurs aspirations, leurs projets visant à faire progresser leur pays vers davantage de prospérité, et pour identifier les domaines dans lesquels nous pourrons travailler ensemble dans l’intérêt commun. Ma priorité sera d’établir un dialogue respectueux et constructif avec les homologues tunisiens afin de promouvoir les politiques des États-Unis.
« La Tunisie est un pays remarquable que j’ai eu le plaisir de visiter à plusieurs reprises au cours de ma carrière, à la fois comme maire et dans le secteur privé. Sa société dynamique et son peuple recèlent un potentiel considérable. Je me réjouis à l’idée de rencontrer et de collaborer avec les Tunisiens, qu’ils appartiennent au gouvernement, au secteur privé ou à la société civile, afin de faire avancer nos intérêts communs », a conclu l’aspirant Ambassadeur .









En tant que Maire, comment pourrait il continuer a servir sa communauté locale en étant en Tunisie? On est toujours de BONNE foi!