Le Parlement européen a validé jeudi un net durcissement de la politique migratoire du continent et approuvé le concept de « hubs de retour », des centres pour envoyer des migrants en dehors de l’UE.
Ces mesures sont réclamées par une majorité d’États membres, ainsi que par les eurodéputés de droite et d’extrême droite, qui ont salué le vote par un tonnerre d’applaudissements dans l’hémicycle.
Il s’agit « d’une étape importante » pour donner à l’Europe une politique migratoire enfin plus crédible », a salué la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, qui a fait de la lutte contre l’immigration irrégulière son cheval de bataille.
Aujourd’hui, environ 20% des décisions d’expulsion prises au sein de l’Union européenne aboutissent réellement, une statistique très critiquée par les partisans d’une ligne migratoire plus ferme.
Sous pression pour serrer la vis, la Commission européenne a donc présenté il y a un an un texte visant à augmenter le nombre d’expulsions.
Ce dispositif a été validé jeudi matin par une grande majorité d’eurodéputés, et fait désormais l’objet de négociations finales à Bruxelles.
S’il est validé, ce texte autoriserait les États membres à ouvrir des centres pour migrants dans des pays en dehors de l’UE, pour y envoyer, et possiblement y détenir, des personnes dont la demande d’asile a été rejetée et qui font face à une obligation de quitter le territoire. Les fameux « hubs de retour ».








