Le résultat net global des banques islamiques a baissé de 10,6% (contre une hausse de 11,1% en 2023), pour se situer à 125 MD à fin 2024, et ce compte tenu d’un effort net de provisionnement de 94 MD. Conséquemment à ces évolutions, les indicateurs de rentabilité de ces banques ont connu une détérioration à fin 2024, d’après le Rapport annuel sur la supervision bancaire pour l’Exercice 2024, publié samedi, par la Banque centrale de Tunisie.
Le PNB des banques islamiques a connu une amélioration de 12% en 2024 contre 10,1% l’année précédente. La structure du PNB reste dominée par la forte contribution de la marge de profit, soit une part qui dépasse 70%.
Les charges opératoires des banques islamiques ont augmenté de 11,2%. Conséquemment, le coefficient d’exploitation a connu une légère amélioration pour s’établir à 53,4% à fin 2024 (contre 53,7% à fin 2023). Selon le même rapport, les banques exerçant des opérations islamiques, ont consolidé leur part de marché en termes de crédits en 2024, de 0,8% pour s’établir à 8,2 %,
Les parts de marché de ces banques en termes de total actif et de dépôts ont augmenté de 0,2% pour s’établir respectivement à 7,1% et 8,2%.
Les emplois d’exploitation des banques islamiques s’élèvent, au terme de l’année 2024, à 9 766 MD enregistrant une augmentation de 14,6 % (contre 10,2 % en 2023). Le portefeuille de crédits de ces banques se situe à 9 068 MD et demeure dominé par les opérations de Mourabaha (soit 65,1 %), suivies par les opérations d’Ijara avec une part de 16,1%.
Les ressources d’exploitation des banques s’adonnant à des opérations islamiques ont évolué de 13% (contre 9,4 % à fin 2023) pour atteindre 9 507 MD à fin 2024 dont 9 422 MD (99 %) sont constituées des dépôts. La structure des dépôts des banques islamiques demeure quasiment inchangée avec 45,4 % de comptes d’épargne, 34,2 % de comptes à vue et 20,4% de dépôts participatifs.
Les indicateurs du risque de crédit des banques s’adonnant à des opérations islamiques ont connu une détérioration en 2024, comme en témoignent l’augmentation du risque additionnel de 131 MD qui s’est traduite par l’aggravation du taux de migration passant de 1,6% à fin 2023 à 2,9% à fin 2024, l’accroissement de l’encours des créances classées de 30,8% pour se situer à 754 MD à fin 2024, contre une augmentation de 9,1% une année auparavant et l’aggravation de la part des créances classées pour atteindre 6,7% des engagements contre 5,8% à fin 2023.








