Au premier jour d’une tournée en Afrique de l’Ouest, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a tenu à mettre les pays riches face à leur responsabilité quant à l’urgence climatique.
« Il est temps de passer aux actes. Il est temps de tenir la promesse des 100 milliards de dollars par an faite à Paris », a déclaré Guterres à Dakar, dans une référence à l’engagement pris par les pays développés – mais à ce jour non tenu – d’accorder collectivement cette somme aux pays du Sud à partir de 2020 pour les aider à financer leur transition écologique et à s’adapter aux conséquences du réchauffement climatique.
« L’urgence climatique (…) accroît le risque sécuritaire », a déclaré Guterres alors que l’Afrique de l’Ouest, fragilisée par la crise sahélienne, a été déstabilisée par les coups d’Etat militaires survenus successivement depuis 2020 au Mali, en Guinée et au Burkina Faso.
« Les pays africains, qui ne sont pourtant pas responsables [du changement climatique], en sont souvent les premières victimes », a ajouté Guterres, jugeant « essentiel que la moitié des financements climatiques soit consacrée aux programmes d’adaptation et de résilience afin de venir en aide aux communautés vulnérables ».








