« En tant que choix doctrinal censé assurer l’indépendance de la Tunisie et la soustraire aux diktat étrangers, le souverainisme repose sur une méconnaissance de la nature macroéconomique du déficit extérieur courant de notre pays ». C’est ce qu’affirme le Professeur Hachemi Alaya, économiste tunisien de renom, dans sa dernière chronique sur les colonnes d’Ecoweek. « Un souverainisme qui appauvrit le Tunisien et compromet son avenir », tance-t-il en guise d’avertissement
Selon le fondateur du Think Tank tunisien Tema, « le bilan de la politique économique fondée sur le « compter sur soi » qui est conduite depuis plus quatre ans, est globalement négatif. Le creusement du déficit courant de la Tunisie est symptomatique d’une triple dérive : la Tunisie importe plus de biens & services qu’elle n’en exporte, la Tunisie s’est laissée aller à la consommation au détriment de l’épargne et de l’investissement et son État social, de moins en moins finançable, est à l’origine de l’exacerbation de l’endettement public et extérieur. En vérité, le souverainisme est en train d’appauvrir le Tunisien et de compromettre l’avenir du pays ; il n’est que posture qui risque de faire passer le pays d’une dépendance à une autre et une mystification qui sert de béquille à un modèle politique et économique en panne ».








