Le système d’échange d’énergie électrique ouest-africain (WAPP) a été créé il y a 25 ans par la Cédéao. Objectif : créer un marché commun de l’électricité pour permettre aux gros producteurs de courant de fournir les États moins bien lotis. S’ils génèrent encore peu d’électricité (91 TWH en 2023), les 14 pays concernés sont interconnectés et forment désormais un réseau électrique unique.
Une vingtaine d’interconnexions sont aujourd’hui opérationnelles en Afrique de l’Ouest : 5 700 km de lignes à haute tension de 225 000 à 330 000 volts, mises en service entre 2007 et 2023. Avec pour objectif de faire baisser les prix, mais pas seulement : « Ceci permet d’avoir un marché beaucoup plus important pour les investisseurs, souligne Mamadou Alpha Sylla, responsable guinéen du WAPP (West African Power Pool ou Système d’échange d’énergie électrique ouest-africain). Mais aussi d’avoir un réseau beaucoup plus robuste et résilient et un accès à une énergie électrique beaucoup plus compétitive. Cela a un impact sur nos économies, l’accès à une énergie fiable et abordable est un facteur essentiel pour le développement économique de nos États ».
D’après son programme 2019-2033, le WAPP espère construire 23 000 kilomètres de lignes haute tension au total pour fiabiliser le réseau pour un coût estimé de 10 milliards de dollars américains. Pour cela, l’agence compte sur des financements de bailleurs de fonds internationaux, comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement ou l’Agence française de développement.
Le système d’échange d’énergie électrique ouest-africain progresse
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