Les États-Unis ont considérablement étendu leur programme controversé de cautionnement pour les visas à 50 pays, ajoutant la Tunisie et plusieurs autres à une liste où de nombreux visiteurs doivent désormais verser jusqu’à 15 000 dollars avant d’obtenir un visa américain de court séjour, ce qui suscite l’inquiétude dans les secteurs du tourisme et des voyages d’affaires à l’échelle mondiale.
Parmi les pays récemment ajoutés figurent donc la Tunisie, l’Éthiopie et la Tanzanie, aux côtés de pays comme le Cambodge, la Géorgie, la Grenade, le Lesotho, Maurice, la Mongolie, le Mozambique, le Nicaragua, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les Seychelles. Ces États rejoignent une liste qui comprenait déjà le Venezuela, le Zimbabwe, la Libye, Cuba et un groupe de pays d’Afrique, des Caraïbes, du Moyen-Orient et d’Asie.
Des analyses d’experts en immigration, cités par The Traveler, indiquent que cette liste élargie concerne de manière disproportionnée les marchés émergents et les pays à revenu faible ou intermédiaire, où le revenu moyen des ménages rend le versement d’une caution de 15 000 dollars extrêmement difficile. Pour nombre de ces pays, les États-Unis constituent une destination clé pour les visites familiales, les séjours médicaux, les séjours d’études et les missions commerciales de petite envergure. Le cas tunisien a suscité une attention particulière en Afrique du Nord, où les observateurs estiment que cette décision compromet les efforts déployés pour renforcer les liens touristiques et commerciaux avec les États-Unis après la pandémie. Des discussions en ligne entre demandeurs de visa à Tunis font état de demandes de cautionnement émises même pour des voyageurs réguliers ayant déjà voyagé en toute conformité, ce qui indique que les agents consulaires disposent d’un large pouvoir discrétionnaire quant à l’imposition de cette garantie.








