Les Maliens élisent leur président malgré la menace jihadiste

Les Maliens élisent leur président malgré la menace jihadiste

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Les Maliens votaient dimanche au second tour d’une élection dont le président Ibrahim Boubacar Keïta est donné favori malgré des accusations de fraude et une menace jihadiste que cinq années d’interventions militaires internationales n’ont pas réussi à éradiquer.

Déterminant pour l’avenir du Sahel, le scrutin ne déclenche pas les passions au Mali, la victoire semblant déjà promise au sortant, dit “IBK”, face à l’opposant Soumaïla Cissé.

Le vainqueur entrera en fonction début septembre avec la lourde tâche de relancer l’accord de paix conclu en 2015 avec l’ex-rébellion à dominante touareg, dont l’application accumule les retards. L’accord avait été signé après l’intervention de l’armée française qui, en 2013, avait repris le contrôle du nord du Mali, où les jihadistes avaient imposé la charia pendant un an.

Malgré la pluie dans plusieurs régions, les bureaux de vote ont commencé à ouvrir comme prévu à 08H00 (GMT et locale). Les 23.000 bureaux, pour plus de huit millions d’inscrits, doivent fermer à 18H00, les résultats étant attendus dans quatre ou cinq jours.

Lors du premier tour le 29 juillet, quelque 3% des bureaux de vote étaient restés fermés en raison de violences, empêchant près de 250.000 Maliens de se rendre aux urnes, surtout dans le Centre et le Nord.

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