Les prix du pétrole ont reculé d’environ 1 % jeudi, mais restent proches de leurs plus hauts niveaux depuis mi-juin, sur fond d’escalade du conflit iranien. Téhéran a en effet demandé aux Houthis du Yémen de se tenir prêts à bloquer la voie d’exportation de pétrole de la mer Rouge.
Le Brent a perdu 75 cents, soit environ 0,9 %, à 84,20 dollars le baril à 13h55 EDT (17h55 GMT). Le West Texas Intermediate (WTI) américain (CLc1) a quant à lui reculé de 81 cents, soit 1 %, à 78,79 dollars le baril. À leurs plus hauts de la séance, les deux contrats affichaient une hausse de plus de 1 %.
Mercredi, les contrats à terme sur le Brent ont clôturé à leur plus haut niveau depuis le 12 juin, et ceux sur le WTI à leur plus haut niveau depuis le 15 juin.
L’Iran a demandé aux Houthis de se tenir prêts à fermer la voie pétrolière de la mer Rouge si les États-Unis frappent les infrastructures électriques iraniennes, ont indiqué trois sources à Reuters. Cette semaine, le président américain Donald Trump a réitéré ses menaces de frapper les centrales électriques et les ponts iraniens.
« Le détroit d’Ormuz étant déjà fermé, cette menace accroît le risque sérieux de perturbation simultanée des deux principales voies d’exportation de pétrole du Moyen-Orient », a déclaré le directeur de la stratégie des marchés de l’énergie chez StoneX.
Le volume total de pétrole transitant par Bab el-Mandeb s’élevait à 7,4 millions de barils par jour en juin, soit environ 7 % de la production mondiale de pétrole, selon les données de Kpler, contre 4,2 millions de barils par jour l’année précédente.
« Des perturbations simultanées affectant Hormuz et Bab el-Mandeb aggraveraient considérablement les tensions sur la chaîne d’approvisionnement, augmenteraient les contraintes de disponibilité des pétroliers et feraient grimper les primes d’assurance », a déclaré le responsable de la stratégie des marchés financiers chez Exness.








