Le président russe Vladimir Poutine a estimé que les sanctions adoptées la veille par Washington sont « sérieuses et peuvent avoir certaines conséquences, mais elles n’auront pas d’impact significatif sur notre santé économique », a-t-il déclaré, cité par les agences de presse russes. Il a souligné que ces restrictions étaient « une tentative de pression ». « Mais aucun pays ou peuple qui se respecte ne prend jamais de décision de cette manière », a-t-il poursuivi, assurant que le secteur pétrolier russe se sentait « confiant et déterminé ».
Ces sanctions impliquent un gel de tous les actifs de Rosneft et Lukoil aux États-Unis ainsi qu’une interdiction à toutes les entreprises américaines de faire des affaires avec ces sociétés. Rosneft, dont le gouvernement russe est l’actionnaire majoritaire, affirme produire environ 40% du pétrole russe. Pour sa part, Lukoil, une entreprise privée, revendique autour de 15% de la production pétrolière russe.
Le président russe Vladimir Poutine a par ailleurs plaidé en faveur de la poursuite du « dialogue » après l’annonce par son homologue américain Donald Trump du report de la rencontre prévue entre les deux hommes à Budapest.
Toutefois, il a menacé d’une réponse « très forte » en cas d’attaque du territoire russe par des missiles américains Tomahawk, dont l’Ukraine réclame la livraison de la part de Washington.








