La constitutionnaliste Salsabil Klibi insiste sur la nécessité de ne pas engager l’amendement de la Constitution sous le régime de l’état d’exception, estimant que les circonstances actuelles ne prêtent à un débat serein et pondéré portant sur des questions décisives pour l’avenir de la démocratie en Tunisie.
Dans des déclarations reprises par la presse locale, elle a ajouté qu’ « il n’existe aucune garantie juridique pour ce faire, car la garantie principale et l’unique partie ayant vocation à exercer un contrôle sur le président de la République est la Cour constitutionnelle qui, malheureusement, est inexistante », a-t-elle dit.
Elle a indiqué qu’il appert du Décret 117 que le président de la République cultive une approche à l’opposé de la philosophie et du texte de l’article 80, qui ne lui permet point de changer les règles du jeu politique et d’amender la Constitution, la loi électorale et la loi relative aux partis.








