Nadia Hai, ambassadrice et déléguée ministérielle à la Méditerranée, est revenue sur les temps forts du FMIA, marqués notamment par la création de SILA France Méditerranée, une initiative dédiée au développement d’une intelligence artificielle à l’échelle méditerranéenne, rapporte Express fm.
Elle a affirmé que la deuxième édition du Forum Méditerranéen de l’IA (FMIA), organisée à Tunis en novembre dernier, était une belle réussite et une satisfaction : « 3700 participants, plus de 107 intervenants, avec plus de 60 startups qui ont pu pitcher leurs projets. Ce sont des chiffres qui méritent d’être souligné ».
Et d’ajouter : « nous avons annoncé un fond Equipe France pour un montant de 2 millions d’euros. Le comité de ce fond a été constitué. Il réunit plus de 35 experts. Nous avons reçu plus de 200 candidatures, c’est dire à quel point ceci a intéressé les méditerranéens ».
Hai a précisé que cinq pays sont représentés au sein de ce comité, à savoir la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, l’Egypte et le Liban. Le comité à déjà commencé à travailler pour entamer la deuxième étape de ce Forum Méditerranéen de l’IA.
Et d’expliquer que deux millions d’euros quand on parle d’IA ce n’est absolument rien, mais que ça sert pour structurer un réseau et passer à la deuxième étape qui consiste en la sélection des incubateurs (un par pays destinataire de ce fonds) et pour sélectionner deux startups par pays pour les accompagner dans leur passage à l’échelle et l’accès à de nouveaux marchés et à des experts internationaux afin de créer cette fameuse IA méditerranéenne : « les deux millions d’euros, c’est un fond d’amorçage pour la structuration du réseau ».
Et d’ajouter : « ensuite, nous avons évidemment besoin d’un investissement massif. Il faut des datacenters, de l’énergie pour les alimenter et créer des modèles algorithmiques. Tout ceci nécessitera un investissement massif et c’est pourquoi nous avons, lors du FMIA, organisé une table de discussion entre différents bailleurs de fonds ».
Hai a justement fait savoir qu’une deuxième réunion sera organisée à Paris la semaine prochaine pour réfléchir et constituer un véhicule d’investissement et de financement pour atteindre l’objectif financier qui se chiffre en plusieurs centaines de milliards d’euros, afin de créer cette IA méditerranéenne.
« J’insiste sur le mot ‘’méditerranéenne’’ parce qu’il existe une IA américaine et une IA asiatique, mais elles ne nous ressemblent pas. D’ailleurs, beaucoup de ministres méditerranéens et européens ont essayé d’adapter les modèles chinois et américains, mais ils ne parlent pas le même langage que nous, ils n’ont pas la même histoire et donc les modèles sur lesquels reposent ces IA ne nous ressemblent pas et il faut créer les nôtres », a-t-elle conclu.








