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samedi 11 juillet 2020
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L’IACE recommande de créer une société de titrisation de créances

L’IACE recommande à l’Etat de mettre en place une société de titrisation de créances, en attendant l’instauration de l’agence tunisienne de la dette, afin de parvenir à financer les crédits cumulés de certaines sociétés publiques, notamment la CNSS et la CNRPS, et ce, dans le cadre d’un plan de relance de la gestion de la dette publique intérieure.

L’Institut arabe des chefs d’entreprises vient de publier sur son site web, un « Plan de relance post-déconfinement », il en ressort que « si les réformes prévues ne sont pas engagées, les caisses sociales auront besoin de 2 milliards de dinars supplémentaires en 2020 et 2,4 milliards de dinars en 2021, pour payer les pensions de retraite ».

Et de préciser que cette enveloppe « permettra à elle seule, de relancer le secteur privé tunisien et renforcer sa résilience ».

L’IACE a indiqué que les titres émis par la société de titrisation de créances, seront rachetés par les banques et refinancés par la banque centrale avec un encours de 5 milliards de dinars par an, avec un taux fixe de 5% y compris la commission bancaire et garanti par le nantissement de 50% du bénéfice de la BCT sur 20 ans.

A noter que la titrisation est une technique financière consistant à transférer à des investisseurs des actifs tels que des créances commerciales (factures émises non soldées…), ou des prêts en cours (prêts à la consommation…). Ces titres, donnent le droit aux investisseurs de recevoir les paiements lors du règlement des factures (créances commerciales), ou du versement des mensualités pour les prêts. Les porteurs de titres recouvreront leur investissement sous forme de remboursement de principal et d’intérêts.
L’Institut a souligné que la non soutenabilité de la dette intérieure en Tunisie peut soulever des inquiétudes quant à l’impact de cette dette sur les investissements du secteur privé, et par conséquence sur la croissance économique du pays.

Il a appelé, ainsi, à recourir à de nouveaux instruments, pour éviter les emprunts intérieurs, estimant que « le gouvernement Tunisien devient lourdement endetté sur le marché intérieur et surtout auprès du secteur privé, la dette intérieure n’a cessé d’augmenter depuis l’année 2010 pour passer de 10 milliards de dinars en 2010, à 23,4 milliards de dinars en 2019.
Il convient de préciser que le plan publié par l’IACE a pour objectif de proposer quelques lignes directrices concernant la relance économique du pays après la levée le confinement. Il s’agit essentiellement, de la relance dans le domaine de l’emploi, du climat d’affaires, de la gestion de la dette publique intérieure et de la fiscalité.

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