Selon les données de l’édition 2022 du rapport « L’Etat de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde » publié conjointement par la FAO, le FIDA, l’OMS, le PAM et l’UNICEF, la prévalence de l’insécurité alimentaire grave et modérée a progressé de 10,3 point de pourcentage en l’espace de 5 ans, passant 29,1% en 2014 à 39,4% en 2019 tandis que la prévalence du retard de croissance chez les enfants en bas âge est passée sur 8 ans de 29,3% en 2012 à 43,5% en 2020.
Et pourtant, dans ce riche pays pétrolier, la Compagnie nationale libyenne de pétrole NOC a annoncé au cours de la semaine dernière la reprise des exportations de pétrole brut pour les principaux ports et champs pétroliers, après trois mois de perturbations. Avant la fin du blocus pétrolier, la Libye avait vu sa production chuter d’environ 50% ces derniers mois en raison du conflit politique entre le gouvernement d’union nationale d’A. Dbeiba et le premier ministre nommé par le parlement F. Bashaga, poussant la NOC à déclarer l’état de force majeure sur plusieurs sites. Après le redémarrage de la production, la NOC et le ministère du pétrole ont annoncé que la production libyenne de pétrole brut avait atteint 1,025 M de barils par jour, contre une moyenne de 870 000 il y a une semaine. Le ministre M. Aoun s’attend à ce que la production de pétrole atteigne 1,2 M de barils d’ici 10 jours, alors qu’en moyenne, la production quotidienne au début du premier trimestre de 2022, était d’environ 1,3 M de bpj.








