La Banque centrale de Libye, scindée en deux branches, a réunification dans un pays miné par les divisions et un chaos sécuritaire depuis plus d’une décennie.
La Banque centrale de Libye (CBL) est « redevenue une institution souveraine unifiée », ont annoncé dans un communiqué le gouverneur et son adjoint, affirmant qu’ils « poursuivent les efforts pour venir à bout des conséquences de la division » en deux branches.
Al-Seddik al-Kebir, gouverneur de la CBL (Central Bank of Libya), institution qui siège à Tripoli (ouest), et Marii Moftah Rahil, gouverneur de la branche rivale installée dans l’est, ont fait cette annonce à l’issue d’une « réunion élargie, en présence des directeurs et consultants » des deux branches, selon le communiqué.
Rahil devient, dans la foulée de cette réunification, l' »adjoint du gouverneur ».
Les recettes en hydrocarbures de la Libye, pays aux réserves pétrolières les plus abondantes d’Afrique, sont gérées par la CBL de Tripoli qui décide de l’octroi des fonds aux différents organismes étatiques, y compris le gouvernement.
« Il s’agit d’une étape importante pour améliorer les performances de cette institution souveraine », s’est félicité le Premier ministre Dbeibah sur Facebook, rappelant l’engagement de son gouvernement à « renforcer les procédures de transparence et d’information ».
Pour Washington, cette « illustration d’unité est un exemple important » pour les autres institutions, a indiqué sur X (ex-Twitter) l’ambassade américaine en Libye, encourageant « les dirigeants de la CBL à poursuivre (…) avec des mesures concrètes l’intégration des systèmes financiers et de surveillance, notamment en relançant le conseil d’administration de la CBL ».
La CBL à Tripoli bénéficiait de la reconnaissance de la communauté internationale, à l’instar du gouvernement de Tripoli reconnu par l’ONU. Une autre branche était installée à Bayda (est).
L’existence de deux branches concurrentes a entravé la mise en œuvre d’une politique monétaire unique alors que le dinar libyen a fortement chuté depuis la révolte de 2011 et la chute du régime de Mouammar Kadhafi.








