L’Iran a promis jeudi de frapper « instantanément » les bases et porte-avions américains en cas d’attaque des Etats-Unis, qui font toujours peser la menace d’une intervention militaire, l’ONU appelant de son côté au dialogue pour éviter une crise aux « conséquences dévastatrices ».
Le président américain Donald Trump a centré ses dernières menaces d’intervention militaire sur le dossier du nucléaire iranien, sans mentionner la situation intérieure en Iran.
Réclamant un accord, il a averti mercredi sur son réseau Truth Social que le « temps était compté » avant une éventuelle attaque américaine, « pire » que celle menée en juin dernier contre des sites nucléaires iraniens.
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a lui appelé au dialogue avec l’Iran, notamment sur la question nucléaire, afin d’éviter une crise aux « conséquences dévastatrices pour la région ».
A Téhéran jeudi, cafés et magasins étaient ouverts et les embouteillages avaient repris comme d’habitude dans le centre-ville, où des banderoles progouvernementales ont été déployées.
Les voies diplomatiques ne semblent pas encore totalement épuisées. Le chef de la diplomatie iranienne a mené cette semaine des tractations avec les pays du Golfe, opposés à une intervention américaine. « Cela plongerait la région dans le chaos, affecterait l’économie et ferait exploser les prix du pétrole et du gaz », a confié à l’AFP un responsable d’un de ces pays sous couvert d’anonymat, alors que le cours du baril de brut a bondi au plus haut depuis août.
Abbas Araghchi se rendra vendredi en Turquie, pays souhaitant jouer un rôle de médiateur entre Téhéran et Washington.
Moscou, de son côté, a estimé que le potentiel de négociations était « loin d’être épuisé », appelant « toutes les parties à la retenue ».








