L’Iran a rejeté la proposition de cessez-le-feu temporaire avec les États-Unis, a rapporté lundi l’agence de presse officielle iranienne IRNA.
Selon l’agence, l’Iran exige la fin complète des combats dans la région, ainsi qu’un protocole garantissant le passage sûr à travers le détroit d’Ormuz.
Le président américain Donald Trump a menacé de déchaîner « l’enfer » sur Téhéran si ce pays ne parvenait pas, d’ici la fin de la journée de mardi, à conclure un accord permettant la reprise du trafic sur cette voie vitale pour l’approvisionnement mondial en énergie.
Lundi, lors d’une conférence de presse devant la Maison Blanche, Trump a déclaré que la guerre pourrait se terminer « très rapidement » si l’Iran acceptait l’accord, ajoutant que les interlocuteurs des États-Unis étaient « raisonnables et moins radicalisés ». Il a insisté sur le fait que l’ultimatum fixé à mardi pour que l’Iran conclue un accord était définitif, précisant que la proposition iranienne était certes importante, mais insuffisante.
Un cadre visant à mettre fin aux hostilités a été élaboré par le Pakistan et échangé dans la nuit avec l’Iran et les États-Unis, a déclaré une source au fait des propositions, décrivant une approche à deux niveaux avec un cessez-le-feu immédiat suivi d’un accord global.
« Tous les éléments doivent être convenus aujourd’hui », a déclaré la source, ajoutant que l’accord initial serait formalisé par un protocole d’entente finalisé électroniquement via le Pakistan, unique canal de communication dans les pourparlers.
La première phase prévoit un cessez-le-feu de 45 jours, durant lequel des négociations en vue d’une fin définitive du conflit seraient menées. Cette phase pourrait être prolongée si les pourparlers s’avéraient nécessaires, rapporte Axios, citant plusieurs sources américaines et israéliennes.








