Le chef du gouvernement libyen basé à Tripoli, Abdelhamid Dbeibah, est sorti de son silenceour confirmer et défendre la livraison aux autorités américaines par son gouvernement d’un suspect dans l’attentat survenu en 1988 au-dessus de Lockerbie en Ecosse, un drame qui a fait 270 morts.
Abou Agila Mohammad Massoud Kheir al-Marimi, un Libyen, accusé d’avoir préparé la bombe ayant servi dans cet attentat, a été transféré aux Etats-Unis et présenté lundi à une juge fédérale, près de 34 ans après ce drame.
S’exprimant pour la première fois sur cette affaire, Dbeibah qui a essuyé de vives critiques de la part ses opposants politiques et de défenseurs de droits de l’homme, a affirmé avoir « agi dans le respect de la souveraineté de la Libye », comme c’est le cas pour tout autre pays « coopérant pénalement lorsqu’il s’agit de crimes commis hors de son territoire ».
Cet homme (Abou Agila Mohammad Massoud Kheir al-Marimi, ndlr) était « responsable de la cellule de fabrication des bombes » pour l’ancien régime. « Il est responsable de la mort de plus de 200 innocents », a ajouté le Premier ministre libyen dans un discours diffusé à la télévision et sur les réseaux sociaux.








