L’Otan et l’UE ont cherché mercredi les moyens de renforcer leur défense antidrones, après de multiples incursions russes dans le ciel européen.
L’Alliance atlantique va « mettre en œuvre un certain nombre de mesures supplémentaires antidrones qui renforceront, élargiront et accélèreront notre capacité à (les) contrer », a-t-il été annoncé à l’issue d’une réunion des ministres de la Défense de l’Otan à Bruxelles.
Quelques heures plus tard, les ministres de la Défense de l’UE ont discuté de leur côté d’un projet de « mur » antidrones, présenté le mois dernier par la Commission européenne.
Interrogé sur le risque de cacophonie entre les deux institutions bruxelloises, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas et le secrétaire général de l’Otan ont assuré du contraire.
« Il n’y a aucun risque de double emploi avec l’Otan, nous nous complétons mutuellement », a-t-elle assuré devant la presse avant un dîner de travail des ministres de l’UE.
La Commission européenne veut rendre son « mur » antidrones, rebaptisé Initiative européenne pour les drones, pleinement opérationnel d’ici à 2027, selon la « feuille de route » qu’elle présentera jeudi avant un sommet européen prévu la semaine prochaine.
De son côté, l’Alliance a annoncé déjà tester des « systèmes intégrés » capables de mieux « détecter, suivre et neutraliser les menaces aériennes ». « Nous fournirons aux nations un catalogue de solutions efficaces, qui ont fait leurs preuves », a expliqué mercredi l’amiral français Pierre Vandier, commandant suprême pour la transformation de l’Otan.
Des tests auront notamment lieu la semaine prochaine dans plusieurs pays européens, notamment en Estonie selon son ministre de la Défense.
Les ministres ont également discuté à l’Otan de leur soutien militaire à l’Ukraine. Dès son arrivée au siège de l’Otan, le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a encouragé les pays européens et le Canada à en faire plus, dans le cadre du programme Purl. Cette initiative, lancée par Washington, permet à Kiev d’acheter des armes américaines financées par les Européens.








