Le 26e congrès ordinaire de l’Union générale tunisienne du travail a approuvé, vendredi, à l’unanimité ses rapports moral et financier, ouvrant la voie à l’adoption des motions et à l’élection d’un nouveau bureau exécutif.
Réunis à Monastir depuis le 25 mars, les 614 délégués doivent élire, dans la soirée, une direction composée de 15 membres ainsi que deux instances nationales chargées du règlement intérieur et du contrôle financier. Au total, 46 responsables syndicaux sont en lice pour ces postes.
La matinée de vendredi a été consacrée aux réponses du bureau exécutif sortant aux interventions des congressistes, qui ont présenté leurs évaluations du mandat écoulé ainsi que leurs attentes vis-à-vis de la future direction.
Le congrès examine également une motion professionnelle comprenant plusieurs revendications majeures, notamment l’ouverture d’un dialogue social national global et la reprise des négociations sociales.
Les participants demandent aussi la fin de mesures jugées attentatoires à l’action syndicale, telles que le prélèvement direct sur les salaires.
Parmi les autres revendications figurent l’exonération totale d’impôt sur le revenu pour les retraités, l’ouverture de recrutements réguliers dans la fonction publique, l’application de la loi relative à l’emploi des diplômés de longue durée, ainsi qu’une révision du système de rémunération dans le secteur privé. Le projet prévoit également la création d’un fonds d’assurance contre la perte d’emploi.
Deux principales listes s’affrontent pour le bureau exécutif : « Indépendance et lutte », dirigée par Farouk Ayari, et « Stabilité et défi », conduite par Salah Eddine Selmi, tandis qu’une troisième liste, « le troisième choix », est en cours de formation.
Jeudi, le congrès avait adopté des amendements aux statuts de l’organisation, dont la suppression de l’article 20 et le retour à l’article 10.
L’UGTT approuve ses rapports et se dirige vers l’élection d’une nouvelle direction
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